invité

Nouveautés du web suisse – Mars 2009

Par Invité, le 20 mars 2009

Dans invité

ISplus, le répertoire collectif des institutions de mémoire suisses (archives, bibliothèques, musées et centres de documentation) : http://www.helveticarchives.ch/index_fr.html


ISplus contient les adresses, les descriptifs des institutions et de leurs collections, les sigles ainsi que les localisations des fonds manuscrits des institutions répertoriées. La recherche s’effectue en principe sur l’ensemble de la base de données, mais peut également être restreinte à une partie spécifique. Afin d’actualiser les adresses répertoriées et les indications complémentaires, les 1555 institutions ISIL actives ainsi que 1660 autres institutions de mémoire non encore répertoriées ont été invitées par lettre à vérifier leur notice ISplus, à signaler toute modification nécessaire ou le cas échéant à s’inscrire. En 2007/08, la Bibliothèque nationale suisse (BN) et l’association professionnelle Bibliothèque Information Suisse (BIS) ont actualisé les données et migré la base sur le logiciel scopeArchiv dans le cadre d’un projet commun. La BN en assume l’administration et le financement, mais son existence et la qualité de ses données sont largement tributaires du soutien de toutes les institutions de mémoire suisses.

172 années d’archives du Journal de Genève (1826-1998) numérisées et accessibles gratuitement


Il s’agit de la totalité des archives d’un quotidien francophone qui sont mises à disposition du public. Dans le cadre de son 10e anniversaire, le quotidien suisse Le Temps vient de mettre en ligne l'intégralité du Journal de Genève en collaboration avec la Bibliothèque nationale suisse et la Bibliothèque de Genève. Cela représente 550 000 pages imprimées et deux millions d'articles. Les recherches par mot-clé, par date ou par jour de la semaine sont proposées, avec des possibilités de limitation par période ou par contenu (articles, titres des articles, images, publicité). Cette initiative est à souligner dans la mesure où l’accès aux journaux numérisés et à leurs archives est généralement payant.

La Fondation Pellegrini-Canevascini et le mouvement ouvrier de la Suisse italienne


La Fondation Pellegrini-Canevascini collecte et met à disposition les documents sur l'histoire sociale et le mouvement ouvrier en Suisse italienne (le Tessin) et sur les Italiens en Suisse (antifascisme, immigration,…). Elle publie des recherches, met en place des projets, organise des cours de formation, rencontres, séminaires, conférences…, et collabore avec le service des archives cantonales du Tessin. Voir le site de la Fondation.

Programme 2009 « Library Science Talks » organisé par le CERN (Genève) et la Bibliothèque nationale suisse (Berne) :

  • 16 et 17 mars 2009 : Open Access and Licensing / Ann Okerson, Yale University

  • 27 et 28 avril 2009 : Architecture as a Strategy / Silvia van Peteghem, Ghent University

  • 28 et 29 septembre 2009 : Integrating Information Resources / Annette Holtkamp, Deutsches Elektronik Synchrotron

  • 26 et 27 octobre 2009 : Internet Archiving / Gildas Illien, Bibliothèque nationale de France

Pour plus de précisions : http://library.cern.ch/LST-2009.pdf

SPRINT, portail de recherche rénové


Le portail suisse pour la recherche sur Internet (« der Schweizer Portal für die
Recherche im Internet » - Sprint) est un des plus anciens au niveau germanophone, puisqu’il existe depuis douze ans. Il connaît une nouvelle version grâce au travail réalisé par les étudiants de la Haute Ecole de Coire, spécialisée dans les sciences de l’information. Voir : http://www.sprint.htwt3.info/

 Jean-Philippe Accart, bibliothèque de l'université de Genève

 

 

Le Livre vert et l'ombre de Google

Par Invité, le 03 décembre 2008

Dans invité

Lionel Maurel (Bibliothèque nationale de France) propose dans le prochain numéro du BBF, à paraître en janvier 2009, un article dans lequel il présente et analyse le nouveau Livre vert sur la question du droit d'auteur en Europe, publié par la Commission européenne le 16 juillet 2008. Ce document important sort alors que l'actualité internationale ou française sur ces questions reste très chargée, qu'il s'agisse de la loi Création et internet ou Hadopi (sur laquelle le BBF aura bien sûr l'occasion de revenir) ou du retentissant accord entre Google et les éditeurs et auteurs américains. Sur ce dernier point, Lionel Maurel vous propose ci-dessous, en avant-première, quelques éléments de réflexion. Vous retrouverez bien sûr ce texte en encadré de l'article dans la prochaine livraison de la revue, mais il nous a semblé que l'importance du sujet justifiait cette pré-publication en ligne, compte tenu des enjeux. Yves Alix

 

La Médiathèque de la Communauté Wallonie-Bruxelles : de la nécessité d'une refondation. L'apport de cristalZik

Par Invité, le 15 septembre 2008

Dans invité

Le BBF a invité Tony de Vuyst, directeur de l'informatique et R&D de la Médiathèque, à présenter les évolutions en cours de l'association culturelle belge et le partenariat avec la société Cristal pour l'implantation du logiciel d'écoute CristalZik.

La Médiathèque de la Communauté Wallonie-Bruxelles est une association culturelle qui assure en Belgique le prêt de médias (disques et vidéo) à travers un réseau de médiathèques implantées en Wallonie et à Bruxelles. Confrontée à la crise du disque et au téléchargement illicite, la Médiathèque explore de nombreuses pistes pour adapter son offre aux nouvelles pratiques. Lisez l'article de Tony de Vuyst pour en savoir plus !

 

le web sémantique

Le 27 juin 2008 à l’auditorium du Muséum national d’histoire naturelle à Paris, l’Aula, club des utilisateurs des produits Archimed, a organisé, en partenariat avec la société Tosca consultants, une journée d’étude sur le web sémantique.



Un chercheur (Raphaël Troncy du Centre for Mathematics and Computer Science à Amsterdam), des professionnels de l’information, (Lucile Grand de la Direction des archives de France, Dominique Stutzmann de la BnF, Yann Nicolas de l’ABES, Isabelle Westeel de la BM de Lille et Marc Maisonneuve de Tosca), des représentants de l’entreprise (Gautier Poupeau de chez Atos Origin et Olivier Walbecq de chez Archimed) ont présenté un panorama passionnant de ce que pourra être le web de demain : un web « pénétrant » qui comprend le sens des mots, les met en relation par des liens intelligents et permet de capitaliser les connaissances ainsi reliées. On aboutit ainsi à un gigantesque graphe complexe représentant toutes les données mises en relation, où chacune des branches est constituée sur la base d’une matrice (sujet, predicat, objet).
Cette matrice permet de relier les données de corpus de plus en plus vastes à condition qu’ils aient été correctement décrits. Cela suppose, en amont, que des référentiels, si possible communs, ou au moins « alignés » (mis en correspondance) aient été utilisés.

Isabelle Westeel nous a montré comment, à Lille, on prépare les données numérisées de façon à ce que, dans un futur proche, elles soient visibles et accessibles par tout internaute. Dominique Stuzmann a insisté en proclamant qu’« il faut libérer les données, c'est-à-dire les exposer ! ». Yann Nicolas a renchéri en disant qu’il fallait sortir les données de la niche bibliothéconomique et leur permettre d’inter-enrichir les corpus du monde entier.

Raphaël Troncy a présenté des exemples lumineux sur les recherches des internautes du « web des données ». Ils découvrent une photo d’un certain Zidane, à peine légendée. Toutes les ressources contenues dans le web sémantique étant univoques, grâce à des URI (Uniform Resource Identifier) uniques qui les désignent sans ambiguïté, une série de relations entre URI identiques permet, par contamination, un enrichissement progressif de la connaissance : en lien avec l’encyclopédie DBpedia (wikipedia écrit en RDF) ou avec le site geonames, on arrive au bout du compte à des résultats de recherche nous disant tout ou presque tout du joueur de football et, par contamination sémantique, on localise sa ville natale, on apprend la recette de la vraie bouillabaisse… C’est l’histoire de la chanson « trois p’tits chats / Chapeau d'paille ».

Bien entendu, nous en sommes aux balbutiements de cette technologie qui constitue également un changement complet de paradigme. Pour cela, des travaux sur « l’alignement des référentiels » doivent se poursuivre. La BnF est bien engagée dans des projets européens, dont VIAF (Fichier d'autorité international virtuel conçu comme guichet unique sur le web pour les notices de référence sur les personnes, les collectivités, les lieux). Des outils d’interrogation doivent être conçus qui, nécessairement, seront à la hauteur de la complexité des questions permises.

Pour un compte rendu complet des interventions, rendez-vous sur le site de Tosca consultants.
Cécile Touitou

 

Accès aux produits culturels numériques en bibliothèques: économie, enjeux et perspectives

Le BBF était associé, avec l’Association des bibliothécaires de France, à un colloque organisé le 15 mai dernier à Paris à l’initiative de la société Bibliomédias. Le Tour de Toile vous en propose, en avant-première, le compte rendu rédigé par Lionel Maurel. Ce texte est également publié dans le numéro 4 du BBF, à paraître fin juin.


En organisant une conférence-débat le 15 mai 2008, à la fondation Lagardère à Paris, sur «l’accès aux produits culturels numériques en bibliothèques», les sociétés Bibliomédias (à l’origine de cette initiative) et Charles et Compagnie, qui en étaient les organisateurs, ont su proposer un véritable moment d’échanges et de confrontation des points de vue, et c’est sans réserve qu’on leur décernera le titre trop souvent galvaudé d’ «entreprise citoyenne» pour cette contribution à l’avancée du débat public. La matinée était parrainée par le BBF et l’Association des bibliothécaires de France. En introduisant les débats, Dominique Arot, président de l’ABF, a rappelé les inquiétudes de la communauté professionnelle et la nécessité d’une politique nationale dans le domaine du numérique.
Si les bibliothèques sont aujourd’hui confrontées à de nouvelles pratiques culturelles favorisées par l’environnement numérique, les offres commerciales de documents «dématérialisés» (e-books, musique à télécharger, vidéo à la demande, etc.) demeurent encore rares. En jouant un rôle d’interface entre les titulaires de droits et les bibliothèques, une société comme Bibliomédias leur propose des formules de prêts de documents numériques, dans le respect de la légalité. C’est certainement cette position d’intermédiaire qui a permis aux organisateurs de réunir un ensemble représentatif des acteurs de la nouvelle chaîne du numérique, pour une meilleure compréhension des problématiques juridique, politique, économique et culturelle qui travaillent la question.

Où va la loi ?

Nul n’est censé ignorer la loi, et c’est donc le point de vue légal qui s’est exprimé le premier. Les interventions croisées de Bruno Anatrella, juriste au cabinet Pierrat, et d’Yves Alix, rédacteur en chef du BBF, ont rappelé que les règles de la propriété intellectuelle offrent bien peu de latitude aux bibliothèques pour investir l’espace numérique, en dehors des quelques exceptions forts décevantes consenties par la loi «Dadvsi» du 1er août 2006.

 

La plus grande bibliothèque numérique du monde ?

Par Invité, le 03 juin 2008

Dans bibliothèques numériques et numérisationinvité

Yves Desrichard, conservateur à la bibliothèque interuniversitaire de Montpellier - et membre du comité de rédaction du BBF -, fait un point utile sur WorldCat, et les accords conclus entre ce dernier et Google.


It’s a horse life

Le livre (car c’est un livre) a pour titre It’s a horse’s life!: advice and observations for the humans who choose to share it. Sur le site web d’OCLC, la nouvelle est passée plus inaperçue qu’on aurait pu s’y attendre, mais “It’s a horse life” est bel et bien la cent millionième notice ajoutée à WorldCat, 36 ans et quelque après sa création, le 26 août 1971. WorldCat (désormais disponible gratuitement), c’est le plus grand catalogue collectif du monde, alimenté par près de 9 000 bibliothèques dans 100 pays. Il est géré par OCLC (Online computer library center), le plus grand organisme, donc, de coopération entre bibliothèques du monde, fondé en 1967, et qui a désormais plus de 60 000 bibliothèques comme clientes (3 000 nouveaux adhérents en 2006-2007 !).

A l’heure où beaucoup de bibliothèques se demandent quelle est l’utilité de leur catalogue qui, dans l’ancien temps, faisait leur fierté et était considéré comme le coeur de l’activité de l’établissement, la nouvelle mérite d’être saluée. 100 millions de références, décrites de manière uniformisée, accessibles via un grand nombre de critères de recherche, 24h/24, 7jours/7, c’est le résultat de dizaines d’années discrètes de normalisation des règles de description, d’échanges informatisés, de collaborations bibliothéconomiques, etc. Peu de secteurs d’activités peuvent se targuer de disposer de bases de données aussi importantes, aussi détaillées, aussi complètes, sur les documents qu’ils gèrent – d’autant plus que, aux 100 millions de notices, correspondent désormais plus... d’1,3 milliard de localisations dans les bibliothèques membres.

 

Symposium international "OpeniWorld: Europe 2008"

Par Invité, le 14 mai 2008

Dans colloques et manifestationsinvité

Le BBF relaye ci-dessous l'annonce pour ce symposium abordant la question de la fédération des ressources par l'interopérabilité, communiquée par Camille Espiau-Bechetoille, Service Commun de la Documentation de l'Université Lumière Lyon 2.


Le Symposium international "OpeniWorld: Europe 2008", co-organisé par l'Université Lumière Lyon 2 et par l'Open Knowledge Initiative du MIT, se déroulera à Lyon 2 du 24 au 27 juin 2008 sur le thème "Federating Resources Through Open Interoperability".

Dans ce cadre, les journées des 24 et 25 juin seront exclusivement dédiées aux SIGB libres, et auront pour sujet: "Koha et Evergreen - une appropriation collective des systèmes documentaires". Ces deux jours s'articuleront autour de séances plénières, mais aussi d'ateliers techniques et d'une table ronde.

Programme complet
Journées SIGB libres
Inscriptions en ligne

Vous recevrez ensuite un message de confirmation d'inscription, dans lequel vous sera également demandé votre choix pour les ateliers.

Veuillez noter que plusieurs formules d'inscription sont proposées aux conférenciers de "OpeniWorld 2008": il est donc possible de n'assister qu'aux 2 journées sur les SIGB libres.

Lien vers le site web du groupe de travail sur les SIGB libres.

 

Utilisation des oeuvres orphelines: quelles perspectives pour les bibliothèques françaises?

Lionel Maurel, conservateur à la BnF, présente ci-dessous le rapport que vient de publier le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique sur les œuvres dites orphelines. Si cette dénomination vous paraît obscure, lisez son billet, vous comprendrez tout. Et dites-vous que les bibliothèques sont concernées!


Le 10 avril 2008, le Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique (CSPLA) a remis au Ministre de la Culture un avis sur la question des œuvres orphelines, qui fait suite à un rapport élaboré par une Commission ad hoc réunie d’octobre 2007 à avril 2008.

Les œuvres orphelines sont révélatrices d’une situation de blocage du jeu normal des règles de la propriété intellectuelle, qui peut sévèrement entraver les utilisateurs, et au premier chef les bibliothèques, notamment dans la mise en œuvre de programme de numérisation.

D’après la Commission, une œuvre est orpheline «lorsqu’un ou plusieurs titulaires de droit d’auteur ou de droits voisins sur une oeuvre protégée et divulguée ne peuvent être identifiés ou retrouvés malgré des recherches avérées et sérieuses». Il devient alors impossible pour les utilisateurs potentiels de recueillir auprès des titulaires de droits l’autorisation nécessaire et l’œuvre demeure «gelée» par le régime d’interdiction établi par la loi pendant des années, jusqu’au moment où elle tombe dans le domaine public (voir par exemple cette étude consacrée aux archives audiovisuelles).

Pour donner une idée de l’ampleur du phénomène de l’ «orphelinat des œuvres», on pourra se reporter au manifeste sur la propriété intellectuelle publié en 2006 par la British Library, qui estimait que près de 40 % de ses fonds étaient constitués par des œuvres orphelines. Il y a tout lieu de penser que la France est aussi considérablement affectée.

 

Le fil BibliotheK 2008/1

Par Invité, le 14 avril 2008

Dans actualité des bibliothèquesdocument numériqueinvité

Le Goethe Institut vous invite à découvrir le premier numéro de la lettre d’information Le Fil BibliotheK de l’année 2008 .

Cette édition est consacrée aux collections non-imprimées des bibliothèques, qui, petit à petit, nous amènent vers le monde numérique des livres. Différentes initiatives vous sont présentées ici: un nouveau service de prêt en ligne, l’intégration des livres électroniques dans les collections des bibliothèques allemandes et la bibliothèque virtuelle de la bibliothèque municipale de Cologne. Le problème de la préservation des documents numériques est abordé sous l’aspect de la conservation à long terme des CD par les archives musicales allemandes.

 

10e Printemps des Poètes 2008

Par Invité, le 11 décembre 2007

Dans culture et monde du livreinvité

Voici le communiqué de presse du 10e Printemps des Poètes qui se déroulera du 3 au 16 mars prochain sur le thème
"Eloge de l’autre - Carrefours, croisements, métissages".

 

Le Bulletin des bibliothèques de France est publié par l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques
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