Par Jeremy Jeanguenin, le 23 octobre 2008
Dans actualité des bibliothèques, archivage et catalogage, bibliothèques numériques et numérisation, conservation et patrimoine, culture et monde du livre, son, image et vidéo
Voici une vidéo mise en ligne très récemment sur le site de la BnF et qui montre successivement les opérations de numérisation des collections, de la sélection du livre à la page de recherche de Gallica : reproduction physique en mode image, mode texte, océrisation, archivage Spar... Saisissant!
NB : si certains d'entre vous sont en bas débit, la vidéo est disponible en résolution réduite en bas de la page d'accueil.
Par Yves Alix, le 18 juin 2008
Dans son, image et vidéo
La Commission de Sélection animée par Images en Bibliothèques représente l’avis d’un large réseau de vidéothécaires vis-à-vis de la production récente de films documentaires.
Cette commission a été mise en place en 1992 à la demande de la Direction du Livre et de la Lecture, afin d’enrichir les collections de films documentaires des bibliothèques publiques en proposant au Catalogue national des films sélectionnés directement par des vidéothécaires. Au fil du temps, cette sélection de films a été reconnue par d’autres catalogues tels qu’ADAV, CVS et Images de la Culture (CNC) qui mettent en avant des titres de leur catalogue retenus par cette commission.
En 2006, une convention entre l’association et la Bpi (Catalogue national) a été signée afin d’organiser le fonctionnement de cette activité, en particulier : les prises de décision concernant la sélection des films, la circulation des copies, la représentativité de la diversité des médiathèques (de tailles et zones géographiques très diverses) à travers l’équipe de visionneurs, etc.
Grâce au dynamisme des vidéothécaires, un important réseau de visionneurs s’est constitué partout en France, mobilisant des établissements dans la plupart des régions.
Les films sont sélectionnés pour l’intérêt qu’ils présentent à intégrer un fonds de bibliothèque publique. La forme et le contenu sont analysés par les visionneurs et chaque film est évalué de manière singulière, sans critères prédéfinis.
Vous pouvez consulter la liste des films retenus sur le site de l'association.
Par Annie Le Saux, le 04 décembre 2007
Hier, 3 décembre 2007, André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux, et Jérôme Clément, président d’Arte, ont officiellement lancé « un nouveau service culturel en ligne » offert aux abonnés de la médiathèque d’Issy. Présenté par Agnès Lanoë, le service de vidéo à la demande d’Arte, ou Arte VOD, qui vise à être « la mémoire des collections emblématiques d’Arte », propose un catalogue évolutif, comprenant plus de 1 000 programmes : des documentaires (Les Dogon de Jean Rouch, Être et avoir de Nicolas Philibert…), des fictions et des films (La Banquière de Francis Girod, La Bête humaine de Jean Renoir…), des magazines (Thema), certains disponibles juste après leur diffusion sur la chaîne. Les abonnés d’Issy peuvent désormais, depuis chez eux et moyennant 5 € pour 5 programmes (à la différence de la médiathèque de Troyes qui offre ce service gratuitement à ses abonnés), soit visualiser immédiatement ces programmes soit les télécharger, mais toujours « dans le cadre du cercle de famille », protection du droit des auteurs oblige. Un hic pour les possesseurs de MacIntosh, le DRM (Digital Rights Management, système chargé de protéger l’utilisation des œuvres numériques) étant celui de Microsoft, seuls les propriétaires de PC peuvent accéder à ce service, après avoir obtenu un identifiant et un mot de passe.
Une douzaine de médiathèques ont déjà signé, directement ou par le biais du consortium Carel, un accord avec Arte, certaines préférant le modèle définitif, c’est-à-dire l’achat, comme Montpellier et Saint-Etienne, au modèle locatif, chronodégradable au bout de 48 heures. Une centaine d’autres médiathèques sont en pourparlers.
Combien coûte ce service à la médiathèque ? Tout d’abord il faut compter les frais techniques, payés une fois pour toutes et qui sont évalués à 800 € HT, ensuite, chaque médiathèque ouvre un compte, variable selon le quota de programmes qu’il veut offrir à chacun de ses abonnés, qui est d’environ 1 500 € HT.
Issy-les-Moulineaux, dont la médiathèque se flatte d’être la 6e de France en termes de satisfaction des usagers, envisage d’en construire une seconde sur les bords de Seine, qui aura, elle aussi bien sûr, accès à ce service de vidéo à la demande proposé par Arte ou/et par d’autres acteurs, comme Vodéo, qui se sont également lancés dans cette aventure.
Par Invité, le 21 novembre 2007
Dans actualité des bibliothèques, son, image et vidéo, invité
Une annonce de l’ACCOLAD (Agence régionale de coopération de Franche-Comté, lecture, audiovisuel et documentation)
L'ACCOLAD, avec le soutien de la DRAC Franche-Comté et en collaboration avec la médiathèque de Dole, organise le mardi 4 décembre à Dole (Jura) une journée sur la musique numérique et l’évolution des espaces musiques en médiathèque.
Déjà de nombreuses bibliothèques envisagent de ne plus acheter de CD et songent à travailler avec le téléchargement, comment mettre en place et faire évoluer un espace musique dans les médiathèques? La musique devrait connaître un nouvel âge culturel et économique, comment préserver les artistes et prendre en compte une économie tournée vers le public?
Programme:
9h30 - 12h30
- Introduction à la musique numérique, Xavier Galaup, Conservateur à la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin (Colmar)
- Economie et musique numérique, Yves Alix, rédacteur en chef du BBF (Bulletin des Bibliothèques de France)
- "music information literacy" en bibliothèque, quelles ressources numériques ? Nicolas Blondeau, responsable de l’espace musique à la BM de Dole
- Débat
14h00 – 16h30
Musique numérique en bibliothèque : applications concrètes
- Réseau des bibliothèques de Genève, Florent Dufaux Adjoint scientifique (Service des bibliothèques et discothèques municipales Bibliothèque de la Cité)
- BM Lille, Dominique Arot, Directeur
- Plateforme musique numérique, Pascal Portuguès et Linda Corigliano société Euclydia, Tempolia solution de téléchargement
chronodégradable
- Débat
16h30 – 17h30
- Synthèse, Gilles Pierret, directeur de la médiathèque musicale de Paris
Le lieu exact sera communiqué à réception du bulletin d’inscription
Programme sous réserve de modifications
Tous les renseignements sur cette page du site acim.
Par Invité, le 24 septembre 2007
Dans conservation et patrimoine, son, image et vidéo, invité
Les 6es Journées d’études européennes sur les archives de cinéma et d’audiovisuel se dérouleront les 22, 23 et 24 octobre prochains, à la BnF les deux premiers jours puis à l'INP - Institut national du patrimoine.
Titre de ces journées: «Entre l'offre et la demande: l'entreprise patrimoniale». Le programme est téléchargeable sur le site de l'INP, ainsi qu'un communiqué de presse apportant des précisions sur les partenaires et les modalités de ces journées. Et ci-dessous, l'argumentaire que nous ont envoyé les organisateurs.
La vitesse et la profondeur des changements technologiques, la modification du rapport public-privé en matière de patrimoine cinématographique et audiovisuel conduisent à ce que l’objet conservé ne puisse plus se définir simplement par un substantif au singulier et absolu (le cinéma, l’audiovisuel) mais par une description plus fine de sa nature et de ses composants.
Symétriquement, les demandes à la fois :
Or l’attention et la demande se portent souvent sur les secteurs les moins documentés des fonds, brefs sur les plus inédits, même si une demande traditionnelle continue de se contenter de la partie la plus évidente des mêmes fonds.
Il est ainsi demandé que chaque institution patrimoniale déclare la nature de ce qu’elle conserve (quelle période, quel type de films, quels types de documents) et qu’elle énonce non seulement les conditions d’accès mais aussi les conditions d’usage des documents conservés.
La question qui est donc posée aux responsables et aux personnels des archives est double puisqu’elle requiert de définir parallèlement
Par Yves Alix, le 23 mars 2007
Le nouveau numéro du BBF est paru, il arrive en kiosques, retenez-le ! Son dossier est consacré à l'image, et plus précisément à l'image animée, cinéma et audiovisuel.
Pourquoi l'intituler Au coeur des images? D'abord pour souligner un paradoxe : plus l'image envahit nos vies, moins elle se donne à lire. Le décryptage de l'image ne peut plus se faire qu'au prix d'un travail harassant, comparable à la fouille archéologique. Il faut traverser les couches superficielles accumulées pour atteindre le sens profond. Inversement, dans un monde contemporain submergé d'images, le public veut accéder instantanément à la séquence, à l'instant, à l'image unique dans le film. Le temps de l'approche traditionnelle disparaît, l'oeuvre dans sa continuité temporelle (le déroulement du film, le défilement de la pellicule), s'émiette et se dissout.
Le numérique a permis une double révolution : la décomposition de l’œuvre en parcelles, en segments, et parallèlement, son ubiquité. On peut accéder aux films sur internet sans aller dans les cinémathèques, on peut récupérer les images, les modifier, à l’infini. Pour les bibliothèques et les organismes qui conservent des collections de films, si l’enjeu de la conservation demeure essentiel, un nouveau défi se présente qui requiert la même attention, et une réactivité exemplaire : organiser l’accès du public au patrimoine cinématographique et audiovisuel en fonction de cette nouvelle approche.
En complicité avec Marc Vernet et Isabelle Giannattasio, directeurs scientifiques des Journées d’études européennes sur les archives de cinéma et d’audiovisuel, où cette thématique était au premier plan lors de la session 2006, le BBF a donc construit un sommaire copieux, riche et diversifié, pour aider les bibliothécaires de tous horizons, mais aussi les archivistes, et les cinémathécaires (pourquoi pas : Jean-Michel Salaün ne nous a-t-il pas proposé dernièrement des architécaires ?) à prendre la mesure des révolutions qui s’annoncent et des chantiers à ouvrir.
En ouverture, Marc Vernet définit et circonscrit les enjeux. Elisabeth Giuliani fait ensuite le point sur la normalisation, tandis que Cécile Cassafières et Bernard Bastide évaluent la place des ressources de cinéma et d’audiovisuel à l’université. Puis, Isabelle Giannattasio (BnF), Catherine Blangonnet (BPI), Marie-Claire Amblard et Roei Amit (Ina), Joël Daire et Virginie Crétien (Bibliothèque du film, intégrée depuis janvier à la Cinémathèque française) et Jean-Yves de Lépinay (Forum des Images), présentent l’état de la réflexion dans leurs institutions respectives.
Alain Carou ouvre le dossier de l’archivage de la vidéo sur le Web et Emmanuel Aziza évoque bilan et perspectives pour l’association Images en bibliothèques. Le mot de la fin est pour Michel Melot : trente ans après l’ouverture de la Bpi, avec ses écrans disséminés partout, comment parler de l’image dans les bibliothèques ? Le « Temps de l’innocence » (cf. le billet bibliographique d’Yves Desrichard) est-il à jamais révolu ?
Hors dossier, trois contributions autour des publics et des services :
- le portail internet de la médiathèque de la Cité de la musique à Paris, dont sa directrice Marie-Hélène Serra présente les atouts remarquables ;
- une approche des politiques régionales du livre, dans le contexte de l’industrialisation croissante de l’édition, par Dominique Cartellier, avec un aperçu sur l’enquête de la Fill sur le soutien des Régions à l’édition ;
- sous la signature d’Alain Sissao et Michael Kevane, la restitution d’un travail d’enquête sur la lecture des adolescents au Burkina Faso, dans lequel le rôle facilitateur des bibliothèques est clairement mis en évidence.
Le BBF a tenu par ailleurs à saluer la mémoire d’Henri-Jean Martin, disparu au début de l’année. Les textes d’hommage de Frédéric Barbier, Claude Jolly et Patrick Bazin repris dans la revue avaient été présentés ici-même il y a quelques semaines. Nous y ajouterons bientôt quelques lignes que nous a fait parvenir Robert Darnton. Que tous les quatre soient une nouvelle fois remerciés pour leurs messages.
Enfin, le BBF ne serait plus tout à fait lui-même sans "En marge". Cette fois-ci, pour venir à bout du pavé de Bernard Lahire sur la Condition littéraire, nous avons fait appel non pas à un seul, mais à deux lecteurs : un bibliothécaire, Nicolas Hubert, qui voit dans le livre une « étape majeure dans l’historiographie française du champ littéraire », et un écrivain que les bibliothécaires connaissent bien (et apprécient à plusieurs titres, comme un ami – exigeant – des bibliothèques) : Baptiste-Marrey, dont le propos souligne la force des paroles et la singularité des parcours collectés et consignés par le sociologue.
De la lecture en perspective donc, pour les soirs de printemps qui ressembleront à l’hiver – ceux de l’hiver n’ont-ils pas souvent ressemblé au printemps ? Il n’ y a plus de saisons.
Par Katell Gueguen, le 10 novembre 2006
Sont en ligne depuis quelques semaines déjà les actes de la journée d’étude "Image et son en bibliothèques: bilan et perspectives à l'heure du virtuel", qui s’est déroulée à Nantes le 6 avril dernier.
Organisée par l’Agence de coopération des bibliothèques et centres de documentation en Bretagne (COBB) et l’Association de coopération des professionnels de l'information musicale (ACIM), cette journée d'étude avait réuni des professionnels des bibliothèques autour de la réflexion sur la dématérialisation des supports audios et vidéos.
On trouve une synthèse de cette journée sur ce dernier site, article rédigé par Gilles Pierret, et Françoise Aubert avait fait un compte rendu de cette journée pour le BBF dans le numéro 5 de 2006.
Les actes électroniques retracent le contenu des différentes interventions et tables rondes.
Pour que ceux-ci vous soient envoyés, il faut retourner ce bon de commande à la COBB.
Par Katell Gueguen, le 01 mai 2006
Dans bibliothèques numériques et numérisation, éditions et parutions, son, image et vidéo
Par Katell Gueguen, le 27 avril 2006
Dans actualité des bibliothèques, droits d'auteur et aspects juridiques, son, image et vidéo
Le Bulletin des bibliothèques de France est publié par l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques
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