conservation et patrimoine

Expositions virtuelles : entre livre et Toile

On remarque çà et là qu'elles sont de plus en plus intégrées aux projets de développement numérique des collections, il est vrai. Aussi, au-delà d'une manière de valoriser les collections patrimoniales tout en conservant une notion très forte d'accessibilité, les expositions "virtuelles" en ligne sont à la croisée du patrimoine muséal et de celui du livre. Considérons-les ainsi comme hybrides, entre exposition et document numérique. Un atout essentiel du web 2.0, mirage ou réalité.

Commençons par deux points de référence en matière d'expositions virtuelles : la BnF, qui propose cinq galeries distinctes ainsi qu'une section de feuilletage des livres et le portail Lectura en région Rhône-Alpes, qui propose pas moins de quarante-trois expositions virtuelles (depuis 1997 avec l'exposition Nostradamus à la BM de Lyon)!

La BDIC propose de son côté une exposition "Immigrées, exilées, femmes en lutte", sur le serveur Musea de l'université d'Angers (n'hésitez pas à consulter les autres expositions du site Musea). La BDIC a également proposé une version moins convaincante de l'exposition virtuelle, au format pdf : "La Première Guerre au quotidien".

Plus récemment, à l'occasion de l'exposition sur les Editions du Seuil (7 novembre 2007-4 février 2008, en partenariat avec l'Imec), la Bpi en profitait pour inaugurer cette nouvelle pratique déambulatoire transposée à la Toile : l'exposition est toujours en ligne et c'est ici. De la mezzanine au web, c'est l'exposition sur l'univers particulier de l'illustrateur Jean Gourmelin qui prend le relais.

La bibliothèque Méjanes (Cité du livre d'Aix-en-Provence) n'est pas en reste, puisqu'elle propose une dizaine d'expositions virtuelles, de Camus à l'inévitable Marquis de Méjanes en passant par les sujets provençaux, la bibliothèque entend ainsi, selon ses propres termes, vouloir "pérenniser" l'exposition.

De son côté, le service commun de documentation de l'université de Poitiers propose depuis juin 2008 une "bibliothèque virtuelle" sur les formes naissantes du socialisme (saint-simoniens, fouriéristes, Proudhon, communisme icarien...). Le site permet de consulter un ensemble de textes rares, dû au legs d'Auguste Dubois, figure de l'université de Poitiers.

A Roubaix, à l'occasion de la commémoration du 90e anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale le 11 novembre dernier, la médiathèque proposait une visite virtuelle guidée de ses collections patrimoniales. A ce titre, l'établissement revendique non pas une volonté d'écrire la guerre, mais uniquement de la "montrer", en s'appuyant sur les fascicules de la collection Patrie publiés par les éditions Rouff de 1917 à 1920, une collection d'affiches (fonds Ducourant), et une collection de cartes postales anciennes sur Roubaix.

Côté musique, on signalera l'exposition en ligne consécutive à l'exposition "Musique de cour" qui eut lieu du 22 septembre au 30 novembre 2007 à la bibliothèque municipale de Versailles.

L'agence de coopération régionale en Franche-Comté (Accolad) a mis l'accent sur les collections précieuses, en mettant en ligne une visite virtuelle des salles des incunables.

Côté sciences médicales, la bibliothèque interuniversitaire de médecine (BIUM) retrace en ligne "100 ans de frontispices de livres de médecine" (jetez donc un œil aux "gueules cassées" de 1914-1918!) sur son site.
Et pour finir (ce billet ne visant pas l'exhaustivité, tous commentaires seront bienvenus), le projet PôLiB (projet commun de numérisation des trois universités lilloises) a dernièrement mis en scène l' "anatomie à livre ouvert".

 

Numérisation de masse : la BnF en images!

Voici une vidéo mise en ligne très récemment sur le site de la BnF et qui montre successivement les opérations de numérisation des collections, de la sélection du livre à la page de recherche de Gallica : reproduction physique en mode image, mode texte, océrisation, archivage Spar... Saisissant!

NB : si certains d'entre vous sont en bas débit, la vidéo est disponible en résolution réduite en bas de la page d'accueil.

 

La bibliothèque du Congrès dans Flickr

Par Katell Gueguen, le 22 janvier 2008

Dans actualité des bibliothèquesarchivage et catalogageconservation et patrimoine

Illustration de la remarque que les folksonomies ou indexation sociale «sont un complément vraiment intéressant à une indexation matière classique», Nicolas Morin relevait la semaine dernière l’initiative de la Library of Congress: cette dernière a chargé près de 3000 photos dans Flickr, sous licence crative commons (c’est-à-dire, sauf mention contraire, utilisables comme bon vous semble), que les internautes sont invités à tagger, à commenter ou annoter. Il souligne que la bibliothèque du Congrès espère ainsi «obtenir des identifications de photos pour lesquelles les informations manquent» et «expérimenter l’ajout dans les notices d’éléments fournis par le public.» Une FAQ est disponible donnant toutes précisions utiles liées à ce projet.

Affordance surenchérit sur cette idée qu’«il faut aller chercher les usagers là où ils sont.» Car ce projet ne découle pas d’un manque de moyens ou de possibilités de s’équiper des serveurs adéquats de la Library of Congress: «ce que traduit cette (heureuse) initiative c’est la simple reconnaissance par le monde des bibliothèques de la logique de l’accès qui prévaut aujourd’hui pour l’ensemble des industries culturelles». Lire la suite du billet, qui explique comment recréer le désir du public de se rendre à la bibliothèque, et où l’on apprend que le service Flickr, comprenant l’intérêt stratégique de nouer de tels partenariats, «vient en conséquence d’ouvrir un espace "Flickr Commons", destiné précisément aux organismes publics.» Si vous avez des photos…

Voir aussi

  • l’annonce de ce partenariat sur le blog de Library of Congress lui-même le 16 janvier dernier
  • le billet de catalogablog, qui souligne la très bonne réception de cette initiative parmi les usagers
  • le billet de La mémoire de silence, qui revient notamment sur ce qu’est Flickr (propriété du portail Yahoo) et sur l’intérêt, pour des structures qui n’ont pas les moyens de diffuser leurs fonds libres de droits, de l’espace collaboratif ouvert par Flickr
  • le message d’Hervé Le Crosnier "Patrimoine et pensée vivante", paru sur biblio-fr le 17 janvier, qui précise qu’«on peut obtenir le fichier numérisé original en format TIFF (par exemple pour utiliser la photo dans un ouvrage ou une revue)» ou «évidemment commander la reproduction de la photo auprès de la Library of Congress.»
  • Descripteurs enfin, qui relève d’une part des exemples concrets de ce qu’apporte cette indexation collaborative, et d’autre part des initiatives comparable à celle de la bibliothèque du Congrès, soit:

Des initiatives similaires


MAJ 15 avril 2008. Et c'est maintenant la Boston Public Library qui s'y met. Vu sur affordance.

 

Documentaire sur la bibliothèque de Weimar

Par Katell Gueguen, le 29 octobre 2007

Dans actualité des bibliothèquesconservation et patrimoine

Signalé par Raphaële Mouren sur la liste Bibliopat, un documentaire diffusé sur Arte le mercredi 24 octobre sur la bibliothèque Anna-Amalia de Weimar en Thuringe (Allemagne), entièrement détruite le 2 septembre 2004 par un incendie dû à la vétusté des installations électriques, peut encore être visionné pendant 2 jours sur le site internet d'Arte: Weimar.

Ensuite, il ne restera que ce résumé de l'émission... ainsi qu'un article sur le sujet de notre correspondant allemand Gernot U. Gabel, que nous publierons dans le numéro du BBF de janvier prochain.

 

Archimages07

Par Invité, le 24 septembre 2007

Dans conservation et patrimoineson, image et vidéoinvité

Les 6es Journées d’études européennes sur les archives de cinéma et d’audiovisuel se dérouleront les 22, 23 et 24 octobre prochains, à la BnF les deux premiers jours puis à l'INP - Institut national du patrimoine.
Titre de ces journées: «Entre l'offre et la demande: l'entreprise patrimoniale». Le programme est téléchargeable sur le site de l'INP, ainsi qu'un communiqué de presse apportant des précisions sur les partenaires et les modalités de ces journées. Et ci-dessous, l'argumentaire que nous ont envoyé les organisateurs.


La vitesse et la profondeur des changements technologiques, la modification du rapport public-privé en matière de patrimoine cinématographique et audiovisuel conduisent à ce que l’objet conservé ne puisse plus se définir simplement par un substantif au singulier et absolu (le cinéma, l’audiovisuel) mais par une description plus fine de sa nature et de ses composants.

Symétriquement, les demandes à la fois :

  • augmentent (de plus en plus d’accès de plus en plus rapidement),
  • se diversifient (les attentes ne sont pas les mêmes selon les publics)
  • et s’élargissent (cinéma documentaire, cinéma amateur, documentation).

Or l’attention et la demande se portent souvent sur les secteurs les moins documentés des fonds, brefs sur les plus inédits, même si une demande traditionnelle continue de se contenter de la partie la plus évidente des mêmes fonds.
Il est ainsi demandé que chaque institution patrimoniale déclare la nature de ce qu’elle conserve (quelle période, quel type de films, quels types de documents) et qu’elle énonce non seulement les conditions d’accès mais aussi les conditions d’usage des documents conservés.

La question qui est donc posée aux responsables et aux personnels des archives est double puisqu’elle requiert de définir parallèlement

 

Ressources sur le patrimoine

Par Katell Gueguen, le 11 septembre 2007

Dans conservation et patrimoineressources en information et documentation

Le patrimoine étant à l’honneur ce week-end, voici, et ce indépendamment des Journées européennes, quelques liens trouvés dernièrement sur le sujet.

Consortium of European Research Libraries
Raphaële Mouren signalait hier sur la liste Bibliopat (accessible aux abonnés) des nouvelles du Cerl: «j’apprends en lisant la Newsletter du Cerl qu’un nouveau "cluster" d’abonnés à la Hand Press Book Database s’est formé autour de la bibliothèque municipale de Lyon, participante "historique" à la base. Ce cluster regroupe les bibliothèques municipales de Gap, Rennes, Chalons en Champagne et Lille. Dans ces bibliothèques, ainsi qu'à la Bibliothèque nationale de France, membre elle aussi du Cerl, on peut désormais consulter la base des livres anciens, très riche, où l'on trouve parfois le livre qu'on n'a pas trouvé ailleurs. (…) Le thésaurus, qui forme une véritable liste d'autorités, est consultable librement.»

PECIA - Ressources en médiévistique
Le blog Pecia : Le manuscrit médiéval est de nouveau accessible depuis cet été, après un grave problème avec leur hébergeur qui a eu pour conséquence de détruire l'ensemble des données de leur précédent blog. C’est une mine à surveiller, avec notamment, outre les billets, de très nombreux liens répertoriés (colonne de droite) vers des portails, revues, centres de recherche, associations, bases de données, etc. A consulter également le site Pecia – le directeur de publication de ces ressources est Jean-Luc Deuffic.

Bibliothèques d’Asie du Sud-Est
Ce blog d’une conservateur en disponibilité devenue pour un temps “travelling librarian” propose une catégorie Patrimoine qui nous fait faire en couleurs le tour du monde.

Rencontres Henri-Jean Martin
Rappelons que l'Enssib et l'association Bibliopat organisent deux journées de rencontres autour du patrimoine des bibliothèques et de son actualité les 22 et 23 octobre à Villeurbanne. "Ces rencontres, placées sous l'égide d'un historien et bibliothécaire célèbre pour avoir toujours gardé sa liberté de parole, ont pour objet d'offrir aux responsables des fonds patrimoniaux un rendez-vous annuel, pour mieux se connaître et pour faire le point sur leurs pratiques professionnelles." Annonce et programme parus sur biblio-fr le 22 juillet. Entrée gratuite sur inscription: bibliopat-asso@no-log.org

Thésaurus du réseau européen du patrimoine (HEREIN)
Et enfin un dernier lien qui pourra intéresser certains bien qu’il ne concerne pas directement les bibliothèques. Le site Descripteurs présentait fin juillet le thésaurus associé au projet HEREIN et édité par le Réseau européen du patrimoine: ce thésaurus multilingue «a pour objectif de proposer, dans un premier temps en trois langues - anglais, espagnol et français -, un système terminologique relatif aux politiques nationales concernant le patrimoine architectural et archéologique au sens défini par les Conventions de Grenade (octobre 1985) et de La Vallette (janvier 1992)». Le Réseau européen du patrimoine est «système permanent d'information regroupant au sein du Conseil de l'Europe les services gouvernementaux européens responsables de la protection du patrimoine.»

 

Journées européennes du patrimoine

Par Invité, le 10 septembre 2007

Dans conservation et patrimoineculture et monde du livreinvité

Voici une présentation de la 24e édition des Journées européennes du patrimoine qui aura lieu ce week-end, organisée par le ministère de la Culture et de la Communication, et qui nous a été envoyée par le service presse de cette manifestation. Pour plus de renseignements, outre le site, un numéro de télphone est disponible: 0820 202 502 (0.09 cts la minute).


Découvrir, valoriser, enrichir et s’enrichir de son patrimoine, tel est le but des « Journées ».
Véritable puits de culture, le patrimoine reste encore méconnu. Outre les grands monuments et lieux visités en France et connus de tous, le patrimoine est finalement ce qui nous entoure et nous conditionne, car il est un produit historique, géographique et culturel. Face au succès de ces Journées, la France étend le concept chez ses voisins.
1984 : le patrimoine, qu’il soit public ou privé, ouvre ses portes en France.
1991 : les Journées sont institutionnalisées, et deviennent européennes.

Samedi 15 et dimanche 16 septembre 2007 : 24e édition des Journées européennes du patrimoine autour du thème «des hommes et des femmes au service des biens culturels». Les récentes éditions ont compté en moyenne 12 millions de personnes, sur 20 000 sites. Ces prochaines Journées européennes du patrimoine seront l’occasion de valoriser tous les métiers qui interviennent pour la connaissance, la restauration et la mise en valeur du patrimoine et qui constituent eux-mêmes un élément important de notre patrimoine national. Ces métiers, anciens ou contemporains, techniques ou innovants, dont l’implication au service du patrimoine reste, pour certains d’entre eux, méconnue ou insoupçonnée, ont un rôle déterminant dans les mécanismes de sauvegarde du patrimoine.
Vous avez donc la possibilité, lors des ces Journées européennes du patrimoine, de visiter le chantier de restauration de l’hôtel de la Marine place de la Concorde à Paris, de découvrir les différentes phases de réhabilitation des façades du Printemps Haussmann, d’observer le travail des liciers à la manufacture de Beauvais, de vous émerveiller dans les allées du jardin de la Villa Thuret à Sophia Antipolis, de faire un tour dans les entrailles des Archives Nationales, ou d’assister à une conférence à l’Ecole des Chartes…

 

Domaine public et collections des bibliothèques

Les collections des bibliothèques relèvent-elles du domaine public ou du domaine privé des collectivités (communes, établissements publics de coopération intercommunale, départements, universités) ?
Ce n’est pas qu’une question d’école. En effet, si les collections appartiennent au domaine public, elles sont assujetties à la règle de l’inaliénabilité : la collectivité ne peut ni les vendre, ni les donner, leur retrait est subordonné à une procédure préalable de déclassement, etc. En revanche, celles qui ressortissent au domaine privé de la collectivité sont considérées comme des biens aliénables.

Les bibliothèques qui pratiquent le désherbage ont toutes été confrontées, un jour ou l’autre, à cette question, et toutes renvoyées à leur perplexité, car la réponse n’était pas claire. Les juristes consultés penchaient tantôt pour le domaine public, tantôt pour le privé, la jurisprudence était maigre, et la seule référence législative, l’article L.2 du Code du domaine de l’Etat, rien moins qu’ambiguë.

Dans Désherber en bibliothèque de Françoise Gaudet et Claudine Lieber (nouvelle édition, Ed. du Cercle de la librairie, coll. Bibliothèques, 1994) , Henri Comte, professeur de droit public à Lyon 2, avait fait le point le plus complet – et le plus limpide – sur le sujet, soulignant la nécessité d’une « clarification par voie législative qui permettrait, en outre, une réflexion raisonnée sur l’amplitude à donner à la domanialité publique des collections de bibliothèques » (p. 198).
Dans le même article, il annonçait aussi la parution d’un futur « code des propriétés publiques », dans lequel, sur la recommandation du Conseil supérieur des bibliothèques (le Quoi ?), la domanialité publique serait réservée aux seules collections patrimoniales.

Le Code général de la propriété des personnes publiques, partie législative, a fait l’objet de l’ordonnance n°2006-460 du 21 avril 2006. Il s’applique à toutes les personnes publiques, Etat, collectivités territoriales, EPCI, établissements publics.
L’article L 2112-1 (chapitre II, Domaine public mobilier) dit que « ''font partie du domaine public mobilier de la personne publique propriétaire les biens présentant un intérêt public du point de vue de l’histoire, de l’art, de l’archéologie, de la science ou de la technique, notamment : (…) 10º Les collections de documents anciens, rares ou précieux des bibliothèques''. »

La question est donc tranchée. La Gazette des communes a publié une analyse du texte dans ses numéros du 26 juin et du 9 octobre 2006.

Il vous reste à aller chercher dans les rayons de votre bibliothèque professionnelle les dernières éditions de Désherber en bibliothèque et Les bibliothèques de collectivités territoriales: guide de gestion administrative et financière (Claudine Belayche, Hugues Van Bésien, Ed. du cercle de la librairie, coll. Bibliothèques, 2004), et à les corriger en conséquence.
Vous pouvez faire ces corrections à la main, directement sur les livres : ce sont désormais des objets du domaine privé, parfaitement aliénables…

 

Protection et préservation du patrimoine : quelques ressources

Comité Français du Bouclier Bleu
Le CFBB est une association créée le 15 juin 2001 qui a pour objectif la sauvegarde du patrimoine. Voici le lien pour tout savoir sur l’association du CFBB, relais en France de l’ICBS, le Comité International du Bouclier Bleu.
On trouve sur ce site des fiches techniques (sur les plans d'urgence en particulier, avec la dernière fiche sur la Gestion de crise mise en ligne en décembre), des Ressources à télécharger, un forum avec sa FAQ, et la riche rubrique Actualités propose entre autres une revue de presse internationale et des comptes rendus de journées d’étude (la dernière en date est la 3ème journée d'étude qui s'est tenue à Marseille le 24 novembre dernier).
L’adhésion à cette association permet par un accès réservé de consulter les comptes rendus des réunions des groupes de travail… et de participer à ces derniers, pour continuer à élaborer des ressources utiles.

Cosadoca
Le Consortium de sauvetage du patrimoine documentaire en cas de catastrophe s'intègre dans un programme international de sauvegarde du patrimoine documentaire – dont fait notamment partie l’ICBS ci-dessus cité. On trouve sur leur site des plans de sauvetage ou d’urgence, plus de 70 fiches pratiques sur la préservation, la conservation et la restauration des documents (les gestes à faire et ceux à éviter en cas de sinistre, les feuilles de route pour les différents acteurs, etc.). Sont également recensés des annuaires de spécialistes et des références bibliographiques et webographiques.
Vu sur Bibliopat.

Didacticiel sur la préservation des collections numériques
La bibliothèque de l'Université de Cornell a développé un didacticiel sur la préservation des collections numériques, qui est disponible en français.

Actes du Symposium international "La Conservation en trois dimensions"
Les Actes du Symposium international « La conservation en trois dimensions - Catastrophes, expositions, numérisation », organisé par la Bibliothèque nationale de France avec la collaboration de l'IFLA à Paris du 8 au 10 mars 2006, ont été mis en ligne fin 2006.

Les manuscrits dans tous leurs états
La médiathèque d’Orléans a mis en ligne les actes de la journée d'étude « Les manuscrits dans tous leurs états » qui s’est déroulée à la BMVR d'Orléans les 27 et 28 septembre 2006.

 

Patrimoine pour les yeux

Par Katell Gueguen, le 21 décembre 2006

Dans bibliothèques numériques et numérisationconservation et patrimoine

Pour vos vacances.

Vu sur les listes de diffusion bibliopat et biblio-fr (mi-décembre), l’annonce de la mise en ligne d’une page commune aux trois bases nationales de manuscrits enluminés.
Fruit d'un partenariat entre l'Institut de recherche et d'histoire des textes (CNRS), la Sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique (MENESR), la Bibliothèque nationale de France et la Direction du livre et de la lecture (MCC), on y trouve la base Enluminures pour les bibliothèques municipales, la base Liber Floridus pour les bibliothèques relevant de l'enseignement supérieur, et la base Mandragore pour le département des manuscrits de la BnF.
Au total, ces trois bases proposent la consultation d'environ 150 000 notices accompagnées de reproductions d'enluminures.

La Bibliothèque Sainte-Geneviève a mis en ligne il y a quelques mois l’inventaire de ses reliures estampées à froid, soit environ 400 reliures, du XIIe jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.

La visite en ligne de la British library offre à un de ses détours la Gallery of bookbindings.

Et voir enfin le nouveau service (qui date d’il y a quelques mois quand même) du ministère de la Culture Patrimoine numérique: catalogue des collections numérisées, qui décrit des collections et fonds patrimoniaux numérisés de bibliothèques, d'archives, de musées et de services du patrimoine, avec là aussi un dossier enluminures.

Notons que cette base de données s'inscrit dans un projet soutenu par la Commission européenne, le projet Michael, qui associe quatorze pays d'Europe, avec pour objectif de proposer en 2007 un accès simple et rapide aux collections numérisées des différents pays européens à travers un portail multilingue.

 

Le Bulletin des bibliothèques de France est publié par l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques
Enssib - 17-21, boulevard du 11 novembre 1918 - 69623 Villeurbanne Cedex
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