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Veille sur l'actualité des bibliothèques et des sciences de l'information


Le blog du BBF
Veille sur l'actualité des bibliothèques et des sciences de l'information

Jeremy Jeanguenin 25 février 2009

La médiathèque de l’Espace Landowski donnait rendez-vous la 9 février 2009 aux professionnels d’horizons variés, ainsi qu’aux avertis et curieux, autour de la problématique toujours en mouvement du livre électronique (à la fois ce que l’on appelle "liseuse", le contenant, et le "ebook", son contenu). Pour cela, la table ronde laissait place de façon exclusive aux producteurs de ces contenants et contenus : Denis de Coster (Adobe Systems France), Alban Cerisier (responsable des développements numériques chez Gallimard), Pierre-Henri Colin (responsable de l'offre ePaper chez 4D Concept), Patrick Gambache (responsable numérique chez Flammarion, associé au programme Wizwiz), Laurent Picard (cofondateur de Bookeen), Denis Zwirn (Numilog), Laurence Dolivet (directrice des contenus chez SFR).

Alors qu’on pouvait craindre l’aspect promotionnel d’une telle journée, le débat et les échanges à la table ont été plutôt réussis et ont même permis de conclure d’une même et unique voix… à la fois rassurante et toujours aussi incertaine (!). Le succès de la lecture sur téléphone mobile en Asie et le double lancement du Sony Reader et du Kindle d’Amazon (on annonce 200 000 exemplaires vendus outre-Atlantique pour chacun de ces modèles) ont réanimé les passions pour ce "livre à venir".

Un livre comme les autres ?

Concernant la lecture sur portable, Laurence Dolivet défend une politique multimédia sur téléphones mobiles. De vagues conclusions à une enquête sont exprimées, mais aucune donnée n’est communiquée : SFR semble placer le livre à l’égal des autres médias disponibles sur technologie mobile (vidéos, photographies, musique) ; ce que relèvera Alban Cerisier en posant plus loin la question générale : "Qu’est-ce qu’un livre électronique ? En quoi est-il différent d’un DVD et comment justifier une TVA réduite à 5,5% ?"

Renouveler les pratiques de lecture scolaire

Laurent Picard abordait le progrès en termes d’ergonomie et de poids (en 2002, les Cybook en prêt à Boulogne pesaient 1 kg et nécessitaient une recharge de batterie fréquente, alors qu’un Cybook ePaper pèse aujourd’hui 180 g et reste très économe en énergie).

Il abordait là aussi un point qui aurait demandé à être développé, celui des usages en cadre scolaire : c’est le projet avorté du "cartable électronique" pour tous les élèves, lancé par le ministère de l’Éducation nationale à la rentrée 2000, qui n’a fait finalement l’objet d’aucun marché, puisque, à l’époque, aucun éditeur ne pouvait proposer de lecture en couleurs, indispensable pour la géographie notamment. Sur ce point, Denis de Coster tombait d’accord pour que le livre électronique "crée une intelligence" – "la transposition doit permettre une interaction" –, et pour ne pas se leurrer en reproduisant à l’identique la structure du papier. La démarche globale cognitive est très différente. L. Picard fit remarquer que le cartable électronique n’aurait été qu’un "PC déguisé en écran de lecture" qui aurait distrait les écoliers.

Des formats

Ce dont il s’agit aujourd’hui, c’est de rendre les formats interopérables, c’est-à-dire entièrement fonctionnels et optimisés, peu importe l’outil de lecture utilisé. Pour répondre à cela, le standard EAD-DTD (description archivistique encodée) doit rendre les documents électroniques aussi malléables que possible à l’épreuve du support. L’adaptabilité du contenu au matériel est donc une priorité pour la profession.

De son côté, Denis de Coster relatait les progrès de confort de lecture, grâce au format PDF, notamment pour les personnes déficientes visuelles (expérience relayée et confortée par une responsable de la Bibliothèque numérique pour le handicap présente dans la salle). Or, on constate des inconvénients de lourdeur du format (en partie résolus par le format ePub et par la version "PDA" du PDF d'Adobe), ainsi que son manque d’adaptation aux technologies intuitives : les formats de type iPod ou MobiPocket sont plus avancés sur ce point (voir Kamikaze).

A la source

Alban Cerisier a évoqué le work in progress de l’offre éditoriale numérique et de la progressive structuration du marché, à travers le groupe de réflexion sur le livre électronique et l’interopérabilité mis en place au sein du CNL. L’enjeu pour l’éditeur est la maîtrise des fichiers-sources : composés dans des logiciels de PAO courants comme XPress de la société Quark ou plus récemment InDesign d’Adobe, la conversion est loin d’être rendue possible d’un seul clic ! Autre paramètre non négligeable : l’archivage de ces sources. En effet, il s’agirait de faire un véritable "récolement" des fichiers définitifs "bons-à-tirer" qui sont à la fois chez l’imprimeur et chez l’éditeur, mais trop souvent disséminés. La mise en place d’un processus de stabilisation des sources textes pour une meilleure conversion dynamique est ainsi rendue indispensable. Concernant les droits d’auteur, le principe est aujourd’hui entièrement acquis pour l’ebook ; ce qui s’avère plus délicat, c’est l’ensemble des négociations nécessaires pour l’acquisition des droits antérieurs (ici, les ouvrages de fonds). Celles-ci se révèlent d’autant plus délicates que la date de publication au catalogue papier est ancienne. A. Cerisier a insisté sur l’importance de l’univers des "grands lecteurs technophiles" : c’est dans la BD que ça bouge le plus, les planches étant rendues interactives et accompagnées de séquences animées sous Flash, mais selon lui "nous n’en sommes qu’à du Gutenberg dégradé , il y a beaucoup à faire".

Convergences professionnelles

Denis Zwirn, fondateur de Numilog, agrégateur de contenus-livres électroniques, rendait hommage à la démarche de Gallica 2 (à laquelle il est désormais associé en tant qu’éditeur numérique), pour sa logique de développement des corpus plein texte et le développement d’un moteur de recherche consubstantiel (et dont on connaît les logiques de classement et d’indexation, contrairement à GoogleBooks), mais aussi pour l’exemplarité du respect de la chaîne du livre (le refus de l’"opt-out", c’est-à-dire un travail sur les droits en amont). Patrick Gambache estime que Gallica 2 a permis de focaliser l’attention de tous les éditeurs et de créer un "moment de réflexion interprofessionnel".

Modèles économiques du livre

Enfin, les modèles économiques ne sont pas en reste, deux formules étant à l’ordre du jour : un "package forfaitaire" comme on en trouve pour les bouquets de presse numérique, ou bien une "logique papier", où le prix est défini en partenariat avec les éditeurs en fonction du nombre de lecteurs. Cette dernière correspond à la politique d’acquisition la plus souple et la plus libre. Ainsi, le prix du livre sera fixé par l’usage : ce modèle reste à expérimenter.

Un trouble ?

Le paradoxe est donc le suivant : alors qu’un "buzz" médiatique (on aurait parlé de "rumeurs", "le plus vieux média du monde", avec Jean-Noël Kapferer il y a une quinzaine d’années) se développe autour de nouveaux outils technologiques de lecture, il s’opère une translation rapide vers la technologie d’un appareil multi-usages incarné par le téléphone mobile. Ainsi, les éditeurs ont peut-être à redouter que la lecture numérique se passe de liseuses pour se déployer immédiatement sur iPhone (dispositif macro-technique par excellence !)et ses analogues tactiles. L’évolution technologique reporte sans cesse l’avènement ponctué d’un modèle de liseuse définitif. Et le mot de la fin de nous laisser dans un doute serein : "il faut se laisser le temps de structurer le marché", "c’est un terrain d’expérimentation"

Autres comptes rendus sur la blogosphère du livre électronique :

KotKot Bruits et chuchotements Klog

Invité 24 février 2009

Nouvelle journée d'étude, le 23 octobre dernier, organisé pour l'ABF PACA par Franck Queyraud, pilote du groupe de travail ABF bibliothèques hybrides. Bis repetita de la journée précédemment organisée à la Médiathèque de Martigues le 18 février, c'est la BMVR Louis Nucera de Nice qui accueille cette fois-ci un public venu en majorité de la région sud-est PACA.

Au menu, un tour d'horizon des musiques dans l'univers 2.0, un retour d'expérience de bibliothèques pionnières dans le domaine de la numérisation - en présence du fournisseur de leur solution technique -, un point sur les aspects juridiques liés à la diffusion et la représentation des documents sonores et enfin la présentation du blog des bibliothécaires de Grenoble.

Musique 2.0, nouveaux modes de diffusion et de valorisation (par Borey Sok)

La chute (voire la disparition à terme) de la vente des CD inquiète aujourd'hui maisons de disques et bibliothécaires qui doivent repenser leur offre.
Auteur du livre et du blog Musique 2.0, consultant en "divertissement sur Internet", Borey Sok, aide aujourd'hui les maisons de disques à se repositionner face une crise que la stratégie de promotion et de mise en avant d'artistes ne suffit pas à enrayer.

Il explique la chute des ventes de CD par la concurrence de la diffusion gratuite de musiques sur Internet dont l'accessibilité est accrue par la wifi et les technologies 3G :
- Musiques "déposées à la SACEM" diffusées gratuitement par des sites comme Deezer (en streaming) ou Airtist (en téléchargement). Les gestionnaires des sites reversent les droits aux auteurs et se financent grâce à la publicité.
- Musiques libres de droits ou déposées sous licence Creative Commons proposées sur des plateformes telles que Jamendo ou des bornes de téléchargement comme Automazic. La diffusion gratuite sur Internet s'enrichit même parfois de concert live avec chat en direct (Mygroovypod), de radio en ligne où l'internaute peut composer ses propres "playlists" (goom).

Aujourd'hui, l'internaute veut écouter gratuitement en ligne pour découvrir de nouveaux titres ou de nouveaux talents, mais il paie volontiers pour établir une relation privilégiée avec l'artiste : acheter une place de concert ou investir dans un produit susceptible de le promouvoir.

Quant au label indépendant My Major Company, il finance une partie de sa production en associant les internautes au choix, au financement et à la promotion de nouveaux talents. Ainsi, lorsque les artistes percent, des gains sont mêmes reversés à la communauté des producteurs virtuels.

Ces exemples peuvent aider les web discothécaires à inventer de nouveaux chemins vers les musiques, permettre aux usagers d'être en relation avec les artistes et être au cœur de la création locale.



Une expérience de numérisation de fonds musical par Didier Jouve de la société Opsys, Edith Anastasiou (Médiathèque de Martigues) et Alexandre Romero (Médiathèque d’Antibes)

La solution "Polyphonie" développée par la société Gmixon et commercialisée par OPSYS offre un service d'écoute de musiques numérisées accessibles sur un poste public informatique (recherche dans le catalogue de la bibliothèque ou classement thématique par genre musical), ou encore sur une borne d'écoute, un lecteur PDA ou un pocket PC en Wifi (par lecture du code-barre du CD).

Martigues et Antibes font partie des premières bibliothèques à avoir mis en œuvre cette solution (sur un fonds de 20.000 CD pour une vingtaine de bibliothèques au total aujourd'hui).

3 ans de pratiques permettent à ces bibliothèques aujourd'hui de faire un premier bilan.

Une vraie réflexion s'impose avant de se lancer dans une opération de numérisation qui est souvent lourde et fastidieuse. La numérisation de tout le fond musical n’est plus forcément utile. Il est recommandé, lors d’une opération de numérisation de se concentrer sur le fonds patrimoniaux. Les bibliothèques pourraient réfléchir à une mise en commun du fruit de leurs numérisations respectives.

Concernant les musiques soumises à droits, le flou juridique en terme de droit de reproduction et de diffusion peut autoriser les bibliothèques à une diffusion sur le site de la bibliothèque mais exclut aujourd'hui toute diffusion en ligne.

L’offre de musique via les PC Pocket a beaucoup de succès auprès des plus jeunes. Un accompagnement par des professionnels est souvent nécessaire pour guider les premières utilisations. La popularité des nouveaux systèmes de diffusion est variable selon l’âge, le lieu d’écoute et la promotion qui a pu en être effectuée par le réseau.

"Et si on parlait juridique ?", c’est le titre de la présentation d’Yves Alix qui est intervenu ensuite pour tenter de répondre aux questions juridiques posées par la diffusion des supports dématérialisés.

Pendant 70 ans, la représentation et la reproduction d’une œuvre sont protégées par les droits patrimoniaux de l’auteur. Au-delà de cette période, les œuvres deviennent libres de droits.

Les lois protégeant les auteurs et les interprètes s’adaptent à l’évolution des usages, des nouvelles technologies, du droit national, européen et international. Des contrats plus ou moins complexes sont souvent nécessaires pour préciser les conditions de cessions de droits.

En 2006, la loi DAVSDI a été amendée pour autoriser la représentation et la reproduction de documents "pour représentation aux personnes handicapés, ainsi que dans l’enseignement et la recherche", ainsi que la reproduction de documents "pour conservation, préservation des conditions de communication sur place". Cet amendement n’exclut pas la nécessité de négocier de droits de consultation des documents (en particulier pour les consultations par Internet).

Le projet de loi Création et Internet fait suite au rapport Olivennes publié en 2007. Il s’agit, pour proposer une "offre légale abondante, bon marché et interopérable", de prendre des mesures légales et techniques contre le téléchargement illégal. Ce projet n’a pas obtenu le consensus espéré, et laisse notamment quelques-uns sceptiques quand à la faisabilité de la mise en œuvre des solutions proposées.

Aujourd’hui, les seules exceptions applicables en bibliothèque restent celles adoptées en 2001 et en 2006. Toute autre exception doit faire l’objet d’un contrat avec les ayants droit ou les intermédiaires (fournisseurs, agrégateurs de contenus...).

Les licences de type Creative Commons offrent aujourd’hui une alternative originale qui permet la diffusion de contenus numériques dans un cadre non commercial.

Anne Theureau et Emeline Monraisse sont venues ensuite présenter l'expérience du blog BMOL (Bibliothèques musicales on line). Ce blog est né d'une réflexion des bibliothécaires musicaux de Grenoble. Sensibles à l'évolution de la place de la musique en bibliothèque, ils étaient à la recherche d'une médiation forte autour de leurs collections et de leurs animations, et d'un développement d'une plus grande interactivité avec leurs publics.

Sur le modèle réussi du précédent blog SIEM (celui des espaces multimédias), la direction des bibliothèques grenobloises a validé leur projet en juin 2007. Un comité de rédaction permet de gérer un planning des articles à publier régulièrement, avec un ton moins institutionnel que sur le site traditionnel de la bibliothèque. Cette organisation permet de répartir ce travail parmi la vingtaine de bibliothécaires musicaux sans alourdir la tâche de chacun. Depuis, le blog met en valeur les collections musicales, accepte les commentaires des usagers, réagit à l'actualité musicale qui se déroule sur l'agglomération en mettant en valeur les groupes locaux. Un player a notamment été intégré au blog et diffuse la musique de ces groupes avec leur accord. Autre élément fonctionnant particulièrement bien, la mise en place de partenariats avec les festivals de musique de l'agglomération et une mise en valeur des artistes programmés. Enfin, au moyen d'un enregistreur numérique, les animations sont filmées et podcastées ensuite. La rubrique Archives sonores permet aux usagers de voir ou revoir ces moments d'animations des espaces musiques.

Même si le blog est très consulté, Anne et Emeline ont apporté un bémol (sans jeu de mots) : les commentaires du public restent encore insuffisants. Certes, pourrions-nous leur répondre ! C'est, en tout cas, un bel exemple de travail d'équipe, de mise en valeur des collections et de médiation.

Un grand merci à Françoise Michellizza et à son équipe qui nous ont reçus dans cette belle médiathèque où l'on aimerait s'attarder plus longtemps.

Merci également aux organisateurs, à l'Agence Régionale du Livre PACA et au poète Pierre Parlant grâce à qui l'auditoire a eu le plaisir de pouvoir voyager quelques instants, après le déjeuner, à l'écoute d'extraits poétiques colorés lus par leur auteur.

Compte-rendu rédigé par Françoise Aubert et Franck Queyraud

Jeremy Jeanguenin 24 février 2009

Le Bulletin des bibliothèques de France organise sa Table ronde annuelle au Salon du livre de Paris, parc des expositions de la porte de Versailles, lors de la journée professionnelle, lundi 16 mars 2009 de 13 h 30 à 15 h (salle affichée à l’entrée des espaces de conférence, en mezzanine).

Le débat portera sur la thématique développée dans le dossier du numéro 2 de la revue, à paraître fin mars :

"Les bibliothèques actrices de la citoyenneté : leur rôle dans l’intégration, la formation et l’insertion"

Les intervenants seront :

Dominique Gillot, ancienne ministre, vice-présidente du conseil général du Val-d’Oise, maire d’Eragny ;
Dominique Tabah, directrice des bibliothèques municipales de Montreuil ;
Olivier Chourrot, chef du bureau des réseaux d’informations scientifique et technique au ministère de l’Enseignement supérieur ;
Sandrine Malotaux, directrice du service commun de documentation de l'Institut polytechnique de Toulouse.

Le rôle citoyen et social des bibliothèques, et leur offre de service en direction des populations immigrées non francophones, des jeunes préparant leur insertion professionnelle, des adultes en réinsertion, seront interrogés à travers l’exemple de la lecture publique mais aussi de l’université, où se mettent en place les BAIP, bureaux d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants.

Le débat sera présenté par Yves Alix, rédacteur en chef du BBF.

Jeremy Jeanguenin 12 février 2009

En matière de "biblioportails" (entendons : les réseaux sociaux livresques), on a pu évoquer récemment Babelio, qui permet de partager sa bibliothèque personnelle, d'émettre des commentaires et de les partager avec la communauté de lecteurs; sans parler du réputé LibraryThing (dans quel état j'erre dans la toile?!).
Un autre outil vient d'être lancé par la société Archimed, il s'agit de Libfly, portail aux couleurs acidulées, qui propose un panel de services dynamiques.
Au-delà de l'aspect "communautaire" du 2.0 (i.e. : compte personnel, avis, groupes, notes, conseils, alimentation des listes de lecture, suggestions...), Libfly propose de remettre un pied dans le réel du livre en aidant à repérer des ouvrages en bibliothèque ou en librairie près de chez soi.

Libfly propose un partenariat gratuit aux bibliothèques, mais aussi des "libgets" (peu subtile apocope/aphérèse-valise de "library-widget", la succession d'une labiale et d'une sifflante étant un exercice phonatoire périlleux!) dans une version html simplifiée (facilement intégrable aux blogs, sites, portails par l'ajout d'un module), des nuages de tags et de nombreux fils RSS.

Dernière singularité : on peut personnaliser la page pour son établissement ou pour soi, par un "interfaçage" complet.

Si vous l'avez testé, n'hésitez pas à laisser des commentaires!

Jeremy Jeanguenin 11 février 2009

Le groupe de travail Internet de l'Association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis vient de mettre en ligne une étude (rédigée par Madeleine Deloule, conservateur en chef des bibliothèques qui a dirigé les bibliothèques de Noisy-le-Sec, Aubervilliers et Saint-Denis et qui a réalisé par ailleurs des études pour l'Observatoire départemental de la lecture de Seine-Saint-Denis) intitulée "Le Numérique dans les médiathèques de Seine-Saint-Denis : état des lieux et enjeux". L'étude concerne les 39 établissements de lecture publique du département.

L'étude est disponible à la fois sur le site de l'association et à la bibliothèque numérique de l'Enssib.

Jeremy Jeanguenin 11 février 2009

Scientifica est la nouvelle bibliothèque numérique de la bibliothèque des sciences et de l'industrie (BSI), qui propose des ouvrages anciens numérisés (18e et 19e siècles), en langue française et issus des fonds scientifiques anciens.

"Car lire la science peut aussi être un plaisir de lecteur, de découverte, de connaissance, d’intelligence."

A l'ouverture du site en janvier 2009, 60 ouvrages sont en ligne. 300 livres et 154 volumes de périodiques en cours de numérisation seront progressivement accessibles, en mode texte, pour environ 200 000 pages. Scientifica comprend un moteur de recherche en test, et son activité se veut complémentaire de celle de Gallica.

En outre, un projet parallèle de numérisation de la revue Cosmos en mode plein texte est en chantier, qui entend numériser 100 000 pages, avec reconnaissance optique de caractères (OCR). La mise en ligne permettra une recherche dans le texte intégral dans 154 volumes. L'OCR devrait être rétrospectivement appliquée aux numéros déjà disponibles en mode image dans le catalogue. Enfin, le protocole OAI-PMH pour la récupération des notices bibliographiques des documents numérisés a été retenu pour ce projet.
Ces deux chantiers numériques s'accompagneront de la possibilité d'accès à un service "espace personnel" (compte, panier, préférences diverses).

Jeremy Jeanguenin 11 février 2009

Agnès Callu nous communique le compte rendu du colloque qu'elle a organisé et coordonné, "Le Mai 68 des historiens" par Daniel Roche, professeur émérite au Collège de France (paru en version papier dans la Lettre du Collège de France, 2009, n° 24, p. 34-35).
Ce colloque était organisé par l'Ecole nationale des Chartes, le Collège de France, le CNRS (Institut d'histoire du temps présent) et l'INA les 23 et 24 octobre 2008.

Bibliopedia 4 février 2009

Débats

Les bibliothèques entre missions et fonctions. DLahary, BCalenge1, 2, 3.
Pour une libre diffusion des écrits professionnels. DBourrion, NMorin
OCLC et la propriété des données Figoblog, Bibliobsession.
Annonce de la disparition de la Sous-direction des bibliothèques. ABF
Pas de Lire en Fête en 2009. Livres Hebdo, Bibliobsession

Trucastuces

La gestion du bruit en bibliothèque. Liber-libri, Detoutsurien, OTacheau1, 2
Faire exister son catalogue sur Google. Lully1, 2
Insérer un module Babelio sur son site. Artesi

Acquisitions et (droit de) prêts en bibliothèques JvBib1, JvBib2

Comptes-rendus

L’éducation à la culture informationnelle, 16/10/08 Lille. Erté
Bibliothèque et développement durable, Médiat, 23/01/09 Lyon.DGuilbaud

Nouveaux sites

Calendoc Calendrier collaboratif de l'infodoc (via LDujol et SMercier)
http://burobertdesorbon.univ-reims.fr/ Le quotidien de Robert, BU Reims. (via JCBrochard)
http://www.ruedesfacs.fr/ Service de Questions-Réponses par des BU parisiennes.
http://blog.bnf.fr/ Liste des blogs de la BNF
http://didacat.bnf.fr/ Didactiels de la BNF (via JCBrochard).
http://gallica2.bnf.fr/ Nouvelle version de Gallica2 (via Figoblog)
http://www.multimatch.org/. Moteur de recherche sur le patrimoine culturel européen (via L'Atelier)
Carte des bibliothèques parisiennes par la BPI. (via Bibliofrance)

http://www.mediatheque2010.fr Site de Régis Pailler

http://bienscommunsmutualisation.wordpress.com/ Recherche sur le partage des bibliothèques des particuliers

Suggérez des articles pour le prochain Bibliobuzz !

Jeremy Jeanguenin 2 février 2009

Toujours dans l’esprit « Ask a Librarian », Ubib est un nouveau service commun aux sept universités de Bretagne et des Pays de la Loire. Un service qui propose à l’ensemble de la communauté universitaire des réponses instantanées (sous forme de "chat") ou élaborées (sous réserve d’un délai « classique » de 48h).

Le Bulletin des bibliothèques de France est publié par l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques
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