Blog du BBF

 

Veille sur l'actualité des bibliothèques et des sciences de l'information


Le blog du BBF
Veille sur l'actualité des bibliothèques et des sciences de l'information

Yves Alix 30 mars 2007

Les collections des bibliothèques relèvent-elles du domaine public ou du domaine privé des collectivités (communes, établissements publics de coopération intercommunale, départements, universités) ?
Ce n’est pas qu’une question d’école. En effet, si les collections appartiennent au domaine public, elles sont assujetties à la règle de l’inaliénabilité : la collectivité ne peut ni les vendre, ni les donner, leur retrait est subordonné à une procédure préalable de déclassement, etc. En revanche, celles qui ressortissent au domaine privé de la collectivité sont considérées comme des biens aliénables.

Les bibliothèques qui pratiquent le désherbage ont toutes été confrontées, un jour ou l’autre, à cette question, et toutes renvoyées à leur perplexité, car la réponse n’était pas claire. Les juristes consultés penchaient tantôt pour le domaine public, tantôt pour le privé, la jurisprudence était maigre, et la seule référence législative, l’article L.2 du Code du domaine de l’Etat, rien moins qu’ambiguë.

Dans Désherber en bibliothèque de Françoise Gaudet et Claudine Lieber (nouvelle édition, Ed. du Cercle de la librairie, coll. Bibliothèques, 1994) , Henri Comte, professeur de droit public à Lyon 2, avait fait le point le plus complet – et le plus limpide – sur le sujet, soulignant la nécessité d’une « clarification par voie législative qui permettrait, en outre, une réflexion raisonnée sur l’amplitude à donner à la domanialité publique des collections de bibliothèques » (p. 198).
Dans le même article, il annonçait aussi la parution d’un futur « code des propriétés publiques », dans lequel, sur la recommandation du Conseil supérieur des bibliothèques (le Quoi ?), la domanialité publique serait réservée aux seules collections patrimoniales.

Le Code général de la propriété des personnes publiques, partie législative, a fait l’objet de l’ordonnance n°2006-460 du 21 avril 2006. Il s’applique à toutes les personnes publiques, Etat, collectivités territoriales, EPCI, établissements publics.
L’article L 2112-1 (chapitre II, Domaine public mobilier) dit que « ''font partie du domaine public mobilier de la personne publique propriétaire les biens présentant un intérêt public du point de vue de l’histoire, de l’art, de l’archéologie, de la science ou de la technique, notamment : (…) 10º Les collections de documents anciens, rares ou précieux des bibliothèques''. »

La question est donc tranchée. La Gazette des communes a publié une analyse du texte dans ses numéros du 26 juin et du 9 octobre 2006.

Il vous reste à aller chercher dans les rayons de votre bibliothèque professionnelle les dernières éditions de Désherber en bibliothèque et Les bibliothèques de collectivités territoriales: guide de gestion administrative et financière (Claudine Belayche, Hugues Van Bésien, Ed. du cercle de la librairie, coll. Bibliothèques, 2004), et à les corriger en conséquence.
Vous pouvez faire ces corrections à la main, directement sur les livres : ce sont désormais des objets du domaine privé, parfaitement aliénables…

Katell Gueguen 28 mars 2007

Nouvelle source d’information ou outil d’échange et de réflexion sur ses pratiques professionnelles, les blogs touchant au monde de l’information-documentation se sont développés ces dernières années, les premiers blogs relatifs au monde des bibliothèques en France datant d’il y a maintenant trois ans.
Une mise au point sur les pratiques qu’ils suscitent s’impose! La question étant: quel usage des blogs, plus particulièrement des biblioblogs francophones, avez-vous dans votre pratique professionnelle ?

Mise en place par Pascal Krajewski et Daniel Bourrion, tous deux élèves conservateurs à l’Enssib (DCB 15), la présente enquête s’adresse aussi bien aux inconditionnels des blogs qu’à ceux qui les consultent de manière plus occasionnelle.

Elle est ouverte dès aujourd’hui et jusqu’au 20 avril 2007.

Nous vous remercions vivement de répondre à cette enquête, qui prendra 10 à 15 minutes de votre temps.


Signalons que, parallèlement à cette enquête, dont nous publierons les résultats courant mai, un article de Marlène Delhaye (SCD de l’université Paul Cézanne – Aix-Marseille III) et de Nicolas Morin (SCD de l’université d'Angers) paraîtra dans le prochain numéro (le 3) du BBF, intitulé «Un panorama de la biblioblogosphère francophone à la fin de 2006».

Yves Alix 23 mars 2007

On a vu que la Cour de cassation, dans deux arrêts du 27 février 2007 concernant les héritiers des peintres Monet et Boldini, avait tranché définitivement le débat qui, depuis la transposition en France, le 27 mars 1997, de la directive européenne de 1993 harmonisant la durée des droits d’auteur « post mortem » à 70 ans, divisait ceux qui pensaient que les prorogations pour années de guerre étaient incluses dans l’allongement des droits, et ceux qui pensaient qu’elles ne l’étaient pas.

Vous ne connaissiez pas ces prorogations ? Tss, tss…

Relisez les articles L.123-8 et 123-9 du Code de la propriété intellectuelle.
Les œuvres, publiées avant le 31 décembre 1919, des auteurs encore protégés le 3 février 1919 bénéficient d’une prolongation de leur protection de 6 ans et 152 jours, au titre de la Première Guerre mondiale ; celles, publiées avant le 1er janvier 1948, des auteurs encore protégés le 13 août 1941, d’un bonus de 8 ans et 120 jours au titre de la Seconde. Pour les cumulards – car on peut cumuler -, la « prorogation » (c’est comme ça qu’ils disent) est donc de 14 ans et 272 jours.
Vous suivez ? Non ? Pas grave, lisez la suite.

La Cour de cassation, confirmant la Cour d’appel de Paris dans « l’affaire Monet » (ADAGP contre Hazan), mais cassant la décision de la même cour dans « l’affaire Boldini » (ADAGP contre Emi), a donc décidé « que la période de 70 ans retenue pour l’harmonisation de la durée de protection des droits d’auteur au sein de la communauté européenne couvre les prorogations pour faits de guerre ». Ainsi tombent ou retombent dans le domaine public (avec fracas ? en douceur ?) des écrivains comme Albert Londres, mort en 1932, ou des peintres comme Monet, mort en 1926.

Mais la musique ? Avant 1997, les œuvres des compositeurs bénéficiaient déjà d’une protection de 70 ans, quand les autres auteurs n’en avaient que cinquante. Cela par le miracle de la loi « Lang » de 1985. Or, la Cour précise que pour « les cas où, au 1er juillet 1995, une période de protection plus longue avait commencé à courir, (celle-ci) est alors seule applicable ». Autrement dit, comme les musiciens étaient déjà protégés pour 70 ans avant l’entrée en vigueur de la directive de 1993, eh bien ils pouvaient, eux, continuer de bénéficier des prorogations de guerre. En effet, le principe qui s’applique ici est qu’on ne remet pas en cause un droit acquis antérieurement.

Votre serviteur, penaud, avoue qu’il n’avait pas bien lu cette dernière phrase de l’arrêt des hauts magistrats (il n’est pas le seul, un de ses amis juristes a eu la même distraction) et qu’il a cru un instant, horresco referens, que Ravel allait tomber dans le domaine public le 1er janvier 2008, privant les pauvres héritiers du musicien - une société off shore, dit-on - des modestes droits de l’œuvre (2 millions de dollars par an pour le seul Boléro, selon le Guardian, cité par Michel Fingerhut dans son blog Miklos). Heureusement, grâce à l’œil vigilant d’Hervé Hugueny à Livres Hebdo (n° 681, 16 mars 2007), et la confirmation du service juridique de la Sacem, que je remercie au passage pour sa réponse parfaitement précise, nous sommes fixés. Et je suis tout à fait rassuré pour les héritiers du divin Maurice.

Ah, j’allais oublier : la prorogation supplémentaire de 30 ans instituée par une loi de 1951 au bénéfice des auteurs « morts pour la France » (article L.123-10 du CPI) est toujours en vigueur. Péguy, Alain Fournier, Apollinaire, Saint-Exupéry, Louis Pergaud figurent parmi les « heureux élus ». Et pour la musique : Albéric Magnard (Qui ?) et Maurice Jaubert.

Une protection mal entendue est une véritable guerre qu’on fait aux talents (d’Alembert, Essai sur la société des gens de lettres).

Yves Alix 23 mars 2007

Le nouveau numéro du BBF est paru, il arrive en kiosques, retenez-le ! Son dossier est consacré à l'image, et plus précisément à l'image animée, cinéma et audiovisuel.

Pourquoi l'intituler Au coeur des images? D'abord pour souligner un paradoxe : plus l'image envahit nos vies, moins elle se donne à lire. Le décryptage de l'image ne peut plus se faire qu'au prix d'un travail harassant, comparable à la fouille archéologique. Il faut traverser les couches superficielles accumulées pour atteindre le sens profond. Inversement, dans un monde contemporain submergé d'images, le public veut accéder instantanément à la séquence, à l'instant, à l'image unique dans le film. Le temps de l'approche traditionnelle disparaît, l'oeuvre dans sa continuité temporelle (le déroulement du film, le défilement de la pellicule), s'émiette et se dissout.
Le numérique a permis une double révolution : la décomposition de l’œuvre en parcelles, en segments, et parallèlement, son ubiquité. On peut accéder aux films sur internet sans aller dans les cinémathèques, on peut récupérer les images, les modifier, à l’infini. Pour les bibliothèques et les organismes qui conservent des collections de films, si l’enjeu de la conservation demeure essentiel, un nouveau défi se présente qui requiert la même attention, et une réactivité exemplaire : organiser l’accès du public au patrimoine cinématographique et audiovisuel en fonction de cette nouvelle approche.

En complicité avec Marc Vernet et Isabelle Giannattasio, directeurs scientifiques des Journées d’études européennes sur les archives de cinéma et d’audiovisuel, où cette thématique était au premier plan lors de la session 2006, le BBF a donc construit un sommaire copieux, riche et diversifié, pour aider les bibliothécaires de tous horizons, mais aussi les archivistes, et les cinémathécaires (pourquoi pas : Jean-Michel Salaün ne nous a-t-il pas proposé dernièrement des architécaires ?) à prendre la mesure des révolutions qui s’annoncent et des chantiers à ouvrir.
En ouverture, Marc Vernet définit et circonscrit les enjeux. Elisabeth Giuliani fait ensuite le point sur la normalisation, tandis que Cécile Cassafières et Bernard Bastide évaluent la place des ressources de cinéma et d’audiovisuel à l’université. Puis, Isabelle Giannattasio (BnF), Catherine Blangonnet (BPI), Marie-Claire Amblard et Roei Amit (Ina), Joël Daire et Virginie Crétien (Bibliothèque du film, intégrée depuis janvier à la Cinémathèque française) et Jean-Yves de Lépinay (Forum des Images), présentent l’état de la réflexion dans leurs institutions respectives.
Alain Carou ouvre le dossier de l’archivage de la vidéo sur le Web et Emmanuel Aziza évoque bilan et perspectives pour l’association Images en bibliothèques. Le mot de la fin est pour Michel Melot : trente ans après l’ouverture de la Bpi, avec ses écrans disséminés partout, comment parler de l’image dans les bibliothèques ? Le « Temps de l’innocence » (cf. le billet bibliographique d’Yves Desrichard) est-il à jamais révolu ?


Hors dossier, trois contributions autour des publics et des services :
- le portail internet de la médiathèque de la Cité de la musique à Paris, dont sa directrice Marie-Hélène Serra présente les atouts remarquables ;
- une approche des politiques régionales du livre, dans le contexte de l’industrialisation croissante de l’édition, par Dominique Cartellier, avec un aperçu sur l’enquête de la Fill sur le soutien des Régions à l’édition ;
- sous la signature d’Alain Sissao et Michael Kevane, la restitution d’un travail d’enquête sur la lecture des adolescents au Burkina Faso, dans lequel le rôle facilitateur des bibliothèques est clairement mis en évidence.

Le BBF a tenu par ailleurs à saluer la mémoire d’Henri-Jean Martin, disparu au début de l’année. Les textes d’hommage de Frédéric Barbier, Claude Jolly et Patrick Bazin repris dans la revue avaient été présentés ici-même il y a quelques semaines. Nous y ajouterons bientôt quelques lignes que nous a fait parvenir Robert Darnton. Que tous les quatre soient une nouvelle fois remerciés pour leurs messages.

Enfin, le BBF ne serait plus tout à fait lui-même sans "En marge". Cette fois-ci, pour venir à bout du pavé de Bernard Lahire sur la Condition littéraire, nous avons fait appel non pas à un seul, mais à deux lecteurs : un bibliothécaire, Nicolas Hubert, qui voit dans le livre une « étape majeure dans l’historiographie française du champ littéraire », et un écrivain que les bibliothécaires connaissent bien (et apprécient à plusieurs titres, comme un ami – exigeant – des bibliothèques) : Baptiste-Marrey, dont le propos souligne la force des paroles et la singularité des parcours collectés et consignés par le sociologue.

De la lecture en perspective donc, pour les soirs de printemps qui ressembleront à l’hiver – ceux de l’hiver n’ont-ils pas souvent ressemblé au printemps ? Il n’ y a plus de saisons.

Annie Le Saux 23 mars 2007

Pourquoi Europeana et où se situe-t-il par rapport à Gallica et à la Bibliothèque numérique européenne ? S’agit-il de projets parallèles, successifs, redondants, complémentaires ? À ces interrogations, la BnF, qui présentait hier Europeana à la presse, répond qu'il s'agit d'un prototype de ce que sera la contribution française à la Bibliothèque numérique européenne et que ses nouvelles fonctionnalités, tant actuelles (océrisation des documents, recherche organisée) qu’à venir (espace collaboratif, annotations…) serviront à l’élaboration d’une nouvelle version de Gallica, Gallica 2.0.

Pour l’instant, 7 000 ouvrages (que des livres, l’élargissement à d’autres types de documents viendra dans un deuxième temps), issus des 90 000 accessibles aujourd’hui sur Gallica, ont été océrisés et sont d’ores et déjà consultables gratuitement en texte intégral. Un accroissement de 100 000 ouvrages par an du côté français est prévu à partir de l’été 2007. Bibliothèque encyclopédique, les points forts d’Europeana seront la littérature des XVIIIe et XIXe siècles, l’histoire, les sciences et les sciences politiques.

L’interface de recherche s’adresse à tous les publics, elle permet de faire une recherche par auteur, titre, mot du texte, ou, et c’est là toute la différence avec Google, d’une façon organisée, par critères (époque, langue, bibliothèque) ou par un des grands thèmes de la classification Dewey. Trois couleurs indiquent à chaque page, dans quel espace se trouve l’internaute : bleu pour la recherche, orange pour la consultation et vert pour l’espace personnel.

Europeana a été réalisé en partenariat avec les bibliothèques nationales du Portugal et de la Hongrie, mais, pour avoir accès aux 4 000 ouvrages de la bibliothèque électronique hongroise et aux 1 000 de celle du Portugal, il faut passer par leur site d’origine. Quid de la participation des autres pays européens ? La BnF espère que son impulsion suffira à rallier les autres grandes bibliothèques européennes à sa cause ; elle a même l’ambition d’élargir ce projet au monde entier. À condition que les futurs partenaires répondent aux mêmes choix techniques, qu’ils aient la même cohérence documentaire et qu’ils mettent ensemble en œuvre un même moteur sémantique et, last but not least, qu’ils aient le même soutien politique que celui dont a bénéficié la BnF. Car un tel programme coûte cher : Europeana va bénéficier de 10 millions d’euros en 2007, affectés par le ministère de la Culture et de la Communication français par l’intermédiaire du Centre national du livre. Soyons optimistes et pensons que cette aide sera annuelle, ce qui donnerait une plus grande liberté de manœuvre à la BnF que si elle devait obtenir des soutiens financiers d’entreprises privées (les négociations en cours avec France Télécom concernent un mécénat de compétences et non financier).

Katell Gueguen 23 mars 2007

Une petite piqûre de rappel et des détails sur le débat organisé dans trois jours par le BBF qui évoquera de nouveaux outils et de nouvelles ressources pour les bibliothèques, et l’effet Wikipédia. Voici le communiqué pour cette journée.


La désormais traditionnelle «Table ronde du BBF» au Salon du livre de Paris, se déroulera lors de la journée professionnelle, le lundi 26 mars prochain, salle Ghâlib, de 9 h 30 à 11 h.

Elle abordera, le plus librement possible, la question de la place des outils coopératifs dans les bibliothèques, et en particulier des wikis. Le rôle croissant de référence ou « d’outil encyclopédique à tout faire » donné dans beaucoup de bibliothèques à Wikipédia, est aujourd’hui manifeste (et ne laisse pas d’interroger de nombreux collègues). Des bibliothécaires ont créé Bibliopedia, site collaboratif et boîte à outils. Les blogs de bibliothécaires se développent et enrichissent les débats professionnels. Il y a donc largement de quoi approfondir le sujet, et de quoi débattre.

Une première partie de la réunion présentera les outils du web 2.0, traitera des aspects techniques et de l’intérêt d’utiliser ces nouvelles ressources en bibliothèques. La deuxième partie sera consacrée plus spécifiquement à Wikipédia.

Gautier Poupeau, ingénieur d’études, responsable du site Web et des éditions électroniques à l’Ecole nationale des chartes, auteur du blog Les petites cases, fera l’historique de ces outils, en décrira le fonctionnement et les enjeux techniques, et cherchera à en dégager l’intérêt pour les bibliothèques.
Philippe Allard, formateur, rédacteur des rubriques Internet et multimédia à Lectures, revue du Centre de lecture publique de la Communauté française de Belgique, apportera ensuite un point de vue de formateur, pour montrer les conséquences en matière de compétences professionnelles de la généralisation de ces outils, et analyser la réception des wiki et des blogs par la communauté professionnelle : pourquoi un tel engouement, inversement pourquoi de telles réserves chez d’autres ?
David Liziard, directeur de la bibliothèque municipale du Perreux, fondateur et animateur du site Bibliopedia, présentera le site, en décrivant ses modes de fonctionnement et en esquissant une comparaison entres les sources d’information professionnelles en infodoc.
Cette intervention permettra une transition vers la deuxième partie de la table ronde, autour de Wikipédia, et plus généralement, de la question des processus de validation scientifique.
Daniel Garcia, journaliste à Livres Hebdo, interviendra alors, afin d’ouvrir une discussion la plus franche possible, d’abord à la tribune puis avec la salle.
Le débat sera présenté et modéré par Yves Alix, rédacteur en chef du BBF.

Rendez-vous lundi 26, pour ce débat professionnel autour d’un des aspects majeurs de la bibliothèque de demain. Le statut des outils d’accès à la connaissance change en profondeur et la société envisage aujourd’hui le savoir comme une œuvre collective, construite sur des processus collaboratifs inédits. Ne manquez pas cette occasion d’analyser sans parti pris et sans préjugés cette nouvelle donne!

Katell Gueguen 22 mars 2007

C'est désormais officiel! A l'occasion de la présentation du prototype d'Europeana à la presse ce matin, Jean-Noël Jeanneney a annoncé qu'il quittait la présidence de la Bibliothèque nationale de France le 2 avril prochain, à laquelle il avait été nommé en mars 2002. Il retrouvera à cette date sa chaire à Sciences Po.

Mise à jour du 2 avril. Le nouveau président de la BnF est Bruno Racine, il présidait depuis 2002 le Centre national d'art et de culture Georges Pompidou.

Invité 21 mars 2007

Intéressé par la démarche d’Ent'revues, association de promotion et de recherche sur les revues culturelles contemporaines, le BBF a souhaité faire suivre l’appel déjà lancé en d’autres lieux.


Sous l'impulsion du Conseil régional d'Île-de-France et du Centre National du Livre, Ent'revues souhaite mettre en place un comité de réflexion et de propositions sur la question ‘revues et bibliothèques’.
Il s'agira de mesurer le dynamisme des échanges existant entre ces deux instances professionnelles du livre et de la lecture (qu'ils se traduisent par des lectures, expositions et rencontres ; par l'organisation ou la participation à des rendez-vous interprofessionnels ou à des séances de formation ; par une politique d'acquisition ou d'abonnement volontairement tournée vers les revues, etc.).
À l'issue de ce travail en commun, des pistes pourront être explorées pour élaborer au mieux un plan d'actions soutenu par la Région et dans lequel bibliothèques et revues joueront conjointement un rôle. Dans le but de constituer un premier "comité de pilotage" de cette étude, nous aimerions savoir si certains bibliothécaires souhaiteraient suivre de plus près le déroulé du plan d'action, se joindre au comité ou tout simplement nous faire part d'ores et déjà de leurs expériences ou réactions.

Ent'revues
174, rue de Rivoli
75001 Paris
01 53 34 23 23
info@entrevues.org

Katell Gueguen 16 mars 2007

Eulalie, le portail régional du livre du Nord-Pas-de-Calais, fête ses deux ans d’existence. A cette occasion, seront inaugurés son graphisme et ses nouvelles fonctionnalités le jeudi 22 mars à 11h lors d’une présentation publique, qui se déroulera au salon d’honneur de l’Hôtel de ville de Gravelines.

Plus précisément, qu’est-ce qu’Eulalie ? C’est «le nom donné à ce portail internet associant bibliothèques, librairies, éditeurs, organismes travaillant dans le domaine du livre dans le Nord-Pas-de-Calais. Il s’agit d’un outil qui doit permettre à chacun de s’informer, de coopérer, de partager et d’offrir à tous l’accès aux ressources régionales, aux initiatives et aux réalisations en cours.» Et aussi.

Katell Gueguen 15 mars 2007

A l’instar du blog des étudiants de l’Enssib, les étudiants de l’EBSI, l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information de Montréal, viennent de mettre en ligne leur blog, ESBI 2.0, qui se veut une « nouvelle plateforme de diffusion et de conversation pour les étudiants ». Les contributeurs sont des étudiants inscrits à l’EBSI.

Pourquoi est-ce que ce blogue existe? Ils y répondent, et nous expliquent leurs thèmes de prédilection, qui ne sont pas sans rapport avec l’extension en 2.0.

Katell Gueguen 9 mars 2007

De Défidoc au site les-infostratèges.com
Après 3 ans passés sur Défidoc, Didier Frochot et Fabrice Molinaro créent un nouveau site en fondant dans le même temps la société du même nom, Les infostrateges.
Ils vous présentent ce site « plus ouvert et plus vivant » et sa politique éditoriale dans l’article Defidoc n'est plus. Vive Les Infostratèges!

De mauvais genres à bibliosurf.com
Bernard Strainchamps a animé bénévolement de 1999 à juin 2005 le site sur les romans policiers et la science fiction Mauvais genres. Faute de trouver une bibliothèque ou une autre institution pour l’héberger, ce site avait dû fermer. Les personnes qui avaient déploré la disparition de cette riche source d’information vont donc apprendre avec plaisir l’ouverture, par le même instigateur, de la librairie interactive bibliosurf.com, fruit d’une cogitation sur un modèle économique viable.
Gardant les mêmes axes de prédilection mais ouvert à tous les genres, ce site contient déjà de nombreuses références, pour beaucoup reprises à l’ancien site, interrogeables par des critères variés.
Bernard Strainchamps espère votre participation active à ce site!

René D. Blogs, la plateforme de blogs de l’université René Descartes
Cette intéressante initiative a été repérée et commentée par Marlène.

Katell Gueguen 8 mars 2007

Bibliofrance a été lancé début mars. Qu’est-ce qu’on trouve sur ce site ? Pensez à une notion touchant au monde des bibliothèques, et aux métiers du livre en général, elle y est. Qui se cache derrière ? « Disons que Bibliofrance, pour l'instant, c'est "un certain nombre" de bibliothécaires, essentiellement de la FPT, qui ont envie de vivre, et partager, une petite aventure éditoriale sur le Web ». Et pour une vue exhaustive des rubriques que vous pourrez y trouver, lire le billet de Lancement de Bibliofrance

Mise à jour du 4 avril 2007. Un mois après son lancemement, Bibliofrance revoit l'aspect de son site et lance de nombreux projets. Voir l'article Vous avez dit "coopératif"... détaillant les nouveautés.

Mise à jour de février 2008. Suite à une volonté mal intentionnée, Bibliofrance.fr est devenu Bibliofrance.org. Ce billet a été mis à jour en conséquence.

Bibliopedia 3 mars 2007

Débats

La diversité culturelle ou l’hypocrisie du modèle français. Frédéric Martel
Pour des formations Poldoc au CNFPT. Bibliobsession
A quoi sert la biblioblogosphère ? Bibliotheque2.0
Les créationnistes et les bibliothèques. Kotkot, Le Figaro
Gaspillage d'indignation chez l'ABF? Cercamon

Comptes-rendus

Journée ADBS Droit et déontologie. Kotkot
Musique et Internet en bibliothèque. Sophiebib
L'avenir du livre. Vidéos du colloque, Compte-rendu, Affordance, B&C

Supports de formation

Bibliothèques musicales. X.Galaup
Quelques acteurs historiques de la documentation. O.LeDeuff

Bibliothécaires

L'Enssib parallèle. Vagabondages
Pour des mémoires en SIB sous Creative Commons. DCB15
Henri-Jean Martin. Cercamon
Dominique Arot (BM Lille) élu président de l'ABF. ABF
Du référentiel au métier. Klog
La croissance de la liste de diffusion Biblio-fr. B&C
Construire un projet coopératif réunissant les biblioblogueurs francophones. Kotkot, Bibliopedia

Bibliothèques

Des bibliothèques aux Etats-Unis. Bibliophage
La BU des Grands Moulins. Bibliophage
Le système de classement Coda. Bibliobsession
Documentation, classement des universités et masse critique. NMorin
L'intelligence territoriale des bibliothèques. Kotkot
Synthèse RFID en bibliothèque d'apres le BBF. La Conjuration

Services numériques en bibliothèques

Enquête sur les ressources numériques dans 82 BM. CAREL
Test comparatif des services de Questions/Réponses. Bibliotheque2.0
Partenariat Microsoft/BM Lyon pour la formation de formateurs. LivresHebdo, Ville de Lyon
Liste de bibliothèques innovantes sur le web. Affordance
Un nom de domaine pour les bibliothèques? Kotkot
Les bibliothèques wi-fi. Kotkot

Catalogues

Le marché de l'informatique documentaire. NMorin
Worldcat identities : des statistiques bibliographiques par auteur. Figoblog, Affordance
Unifier les morceaux de portails, les briques de SID. Kotkot, NMorin
Panorama des métadonnées juridiques et de leurs applications en bibliothèque numérique. Lionel Maurel (signalé par Figoblog)

Bibliothèques numériques

Vidéo promotionnelle de la Bibliothèque numérique du monde de l'Unesco. Figoblog
France Télécom s'associe à la bibliothèque numérique de la BNF. Journal du net
Entretien Frédéric Martel/Agnès Saal sur Europeana. France Culture, retranscription: Thihinane

Web et numérique

Quelle plate-forme pour un blogue? Jean-Pierre Cloutier
La taxe Internet: faut-il en avoir peur? Isoc France
Qui sont les taggeurs? Figoblog
Récapitulatif des méthodes de sauvegarde de données. Figoblog
La typographie à l'ère de l'informatique et de l'Internet. JLRaymond
Le web 2.0: une illusion politique? Internet Actu
Le livre est-il l'avenir de l'ordinateur? JMSalaün
Vidéos: le web 2.0 Affordance et le pouvoir de Google. Affordance

Sites

http://mediamus.blogspot.com/ Mediamus, Le blog des bibliothécaires musicaux de la Médiathèque de Dole
http://www.2007culture.org La culture dans la campagne présidentielle (site géré par la SACD)
http://30ans.bpi.fr/ La BPI a trente ans

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